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"Il n'y aura pas de carnage social" chez Areva

Emmanuel Macron veut voir "la première étape d'un redressement nécessaire chez Areva"

Emmanuel Macron veut voir "la première étape d'un redressement nécessaire chez Areva" - Jacques Demarthon - AFP

A la veille d'annonces sur le plan de redressement du groupe nucléaire français, Emmanuel Macron a tenté de rassurer les salariés de l'entreprise, ce mardi 3 mars.

A la veille d'un jour important pour Areva, Emmanuel Macron démine le terrain. Le ministre de l'Economie a ainsi assuré que le plan de redressement du groupe nucléaire français, qui doit être dévoilé mercredi 4 mars, ne sera pas "un carnage social".

"En aucun cas il n'y aura carnage social. Je ne veux pas qu'on puisse alimenter l'inquiétude des salariés, qui doivent voir les annonces de demain comme la première étape d'un nécessaire redressement", a plus précisément déclaré le ministre, en marge d'une conférence sur le secteur des services à Bercy.

Le groupe, qui a devancé d'une semaine la publication de ses résultats annuels en dévoilant une perte de près de 5 milliards d'euros, doit présenter mercredi matin sa "feuille de route stratégique", qui comprendra probablement des cessions d'actifs et des réductions de coûts pour plusieurs centaines de millions d'euros.

"Il faut que la société s'explique"

Dans une lettre à François Hollande, les syndicats du groupe public avaient dit le 26 février redouter un "impact social sans précédent" et dénoncé les incertitudes qui "empoisonnent les salariés".

"Il faut que la société explique sa situation et fasse des propositions. C'est l'objectif des annonces de demain", a également déclaré Emmanuel Macron.

"Nous sommes extrêmement vigilants sur la cohérence, la solidité de la filière nucléaire. C'est avec cet esprit et le plein soutien aux dirigeants d'Areva que nous réagirons aux annonces", a-t-il ajouté.

Quant à un éventuel appel à l'argent public pour renflouer le groupe, "ce n'est pas du tout le sujet", a affirmé le ministre. Il avait déjà déclaré le 24 février qu'une augmentation de capital d'Areva, détenu à plus de 87% par des capitaux publics, n'était "pas la priorité".

J.M. avec AFP