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Ford va supprimer 12.000 emplois en Europe d'ici fin 2020

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- - George Gobet- AFP

Les 12.000 emplois qui seront supprimés d'ici fin 2020 dans le cadre du plan de restructuration incluront notamment 5400 suppressions en Allemagne et 1700 au Royaume-Uni.

Le constructeur automobile américain Ford a annoncé ce jeudi que son plan de restructuration européen entraînerait au total la suppression de 12.000 emplois et la fermeture de six usines d'ici fin 2020. Le chiffre inclut les 5400 suppressions déjà annoncés pour l'Allemagne ainsi que les 1700 postes qui disparaîtront au Royaume-Uni dans le cadre de la fermeture d'une usine au Pays de Galles.

Il s'agira "principalement de départs volontaires", a précisé Ford, qui emploie en Europe quelque 51.000 personnes et possède 24 usines. Les fermetures d'usines, dont également trois sites en Russie, un en Slovaquie et celui de Blanquefort (Gironde, sud-ouest de la France), étaient déjà annoncées, mais l'impact total sur l'emploi n'avait jusqu'ici pas été détaillé.

Cette cure d'austérité fait partie d'une vaste restructuration annoncée à l'automne par le PDG Jim Hackett pour économiser 11 milliards de dollars et faire de Ford un groupe plus "agile" avec des procédures de prise de décisions accélérées.

Réorganiser l'activité

Ford veut en effet retrouver le peloton de tête dans la transformation en cours du secteur automobile sous l'effet de l'explosion de l'auto-partage, du covoiturage et surtout du développement de la voiture autonome et de l'accélération vers l'électrique.

Le constructeur estime d'ailleurs être "en bonne voie pour améliorer son résultat financier en Europe" et a indiqué vouloir d'avantage se concentrer sur la mobilité électrique. Ford a également annoncé une réorganisation de son activité européenne en trois branches indépendantes "véhicules de passagers", "utilitaires" et "import".

"Cela pourrait être la première étape d'une vente entière ou partielle" de l'activité de voitures Ford en Europe, a estimé l'expert allemand en automobile, Ferdinand Dudenhöffer.

Paul Louis avec AFP