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Fiat retire son offre de fusion avec Renault

FCA se dit "fermement rester convaincu de la logique de transformation de la proposition, largement appréciée depuis qu'elle a été exposée, et dont les termes et la structure étaient soigneusement équilibrés pour bénéficier à toutes les parties".

FCA se dit "fermement rester convaincu de la logique de transformation de la proposition, largement appréciée depuis qu'elle a été exposée, et dont les termes et la structure étaient soigneusement équilibrés pour bénéficier à toutes les parties". - Marco Bertorello- AFP

Le groupe italo-américain estime qu'il ne parviendra pas à obtenir rapidement un accord du gouvernement français. Le conseil d'administration de Renault s'était réuni mercredi soir pour étudier cette proposition de fusion, mais il n'avait pas pris de décision à la demande de l'Etat français.

Le constructeur automobile italo-américain Fiat Chrysler (FCA) a confirmé jeudi qu'il retirait son offre de fusion avec Renault. Le groupe "reste fermement convaincu" de l'intérêt de son offre mais "les conditions politiques ne sont actuellement pas réunies en France pour mener à bien un tel rapprochement", estime le constructeur dans un communiqué.

Renault avait annoncé un peu plus tôt que son conseil d'administration, réuni pour la deuxième journée consécutive pour étudier cette proposition, n'avait pas pris de décision à la demande de l'Etat français, actionnaire à 15%.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire "a fait savoir qu'il voulait un conseil (d'administration) mardi (prochain) après son voyage au Japon" prévu en fin de semaine, avait expliqué une source proche de Renault. Le ministre souhaitait s'entretenir au préalable avec son homologue japonais. Le gouvernement avait mis en garde contre "toute précipitation" concernant ce projet de fusion à 50/50.

FCA reste convaincu de l'intérêt de la proposition

Lors du vote au sein du conseil d'administration mercredi soir, "tous les administrateurs étaient pour, à part un représentant des salariés affilié à la CGT et les deux représentants de Nissan qui se sont abstenus, comme prévu", a ajouté cette source proche du constructeur. Les deux administrateurs nommés par Nissan ont cependant demandé "à ce que soit écrit dans le PV le fait qu'ils diraient oui avec un peu plus de temps".

De son côté, FCA dit "fermement rester convaincu de la logique de transformation de la proposition, largement appréciée depuis qu'elle a été exposée, et dont les termes et la structure étaient soigneusement équilibrés pour bénéficier à toutes les parties".

Le conseil d'administration de Renault s'était réuni à partir de 18H00 au siège de Boulogne-Billancourt, près de Paris, pour décider de l'ouverture éventuelle de négociations exclusives avec le groupe italo-américain dans le but de former le numéro 3 mondial de l'automobile.

C.C. avec AFP