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Comment Fiat Chrysler essaie de convaincre le gouvernement français d’une fusion avec Renault

"Cette proposition semble équitable, elle a été approuvée par le conseil d'administration. C'est à prendre ou à laisser, et rapidement !", indique une source dans l'entourage de FCA

"Cette proposition semble équitable, elle a été approuvée par le conseil d'administration. C'est à prendre ou à laisser, et rapidement !", indique une source dans l'entourage de FCA - Loic Venance, Marco Bertorello - AFP

Selon des informations de l’agence Reuters, Fiat Chrysler aurait revu son offre pendant le week-end, pour convaincre le gouvernement d’accepter la fusion. Sur la table, un siège au conseil d’administration pour le représentant de l’Etat et plus de sécurité pour l’emploi en France.

Fiat Chrysler (FCA) fait tout pour assurer la fusion "entre égaux" avec Renault. Alors que les négociations semblaient patiner en fin de semaine, FCA aurait ce week-end fait une nouvelle proposition, plus favorable aux intérêts français, selon des informations de l’agence Reuters.

Le groupe italo-américain aurait ainsi proposé un dividende spécial chez Renault, mais aussi un siège au conseil d’administration pour l’Etat français. La fusion aurait en effet dilué la part de l’Etat, de 15% actuellement comme premier actionnaire de Renault, à environ 7,5%. Ce qui ne lui garantissait en rien une place au conseil du nouvel ensemble.

Le siège social de Renault Fiat Chrysler en France?

Selon Reuters, la nouvelle offre donnerait aussi de meilleures garanties sur la préservation de l’emploi en France, sans plus de précision. Le dividende spécial ferait lui monter la valorisation boursière de Renault, autre point d’achoppement des négociations jusqu’à présent.

Enfin, la nouvelle proposition prévoit "d’installer le siège social des activités opérationnelles du groupe fusionné en France", selon Reuters, et non aux Pays-Bas comme envisagé un temps. Un geste fort pour convaincre le gouvernement de soutenir le projet de fusion.

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a soutenu le projet le 31 mai, y voyant "une réelle opportunité, mais à condition que quatre conditions soient respectées: "le respect de l'alliance Renault Nissan, la préservation des emplois et des sites industriels, une gouvernance équilibrée et la participation du futur groupe au projet européen de batterie électrique".

Un conseil d’administration doit se tenir demain, mardi 4 juin, chez Renault, où pourrait être annoncé leur décision de se lancer ou non dans des discussions plus avancées pour une fusion avec Fiat Chrysler.

Pauline Ducamp