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Échec de la mégafusion dans le secteur de la peinture

Le siège de la recherche d'Akzo Nobel à Amsterdam

Le siège de la recherche d'Akzo Nobel à Amsterdam - Akzo Nobel

AkzoNobel a rejeté une offre de rachat du géant PPG Industries ce jeudi 9 mars.

Le numéro un mondial de la peinture AkzoNobel a rejeté une offre de rachat de son concurrent américain, le géant de la peinture et des revêtements PPG Industries, a-t-il indiqué jeudi. 

"AkzoNobel confirme qu'il a reçu une proposition non sollicitée, non engageante et conditionnelle de PPG pour une offre publique sur l'ensemble des actions ordinaires dans le capital d'AkzoNobel à un prix de 54 euros en numéraire et 0,3 action PPG par action AkzoNobel, ce qui correspond à une valeur de 83 euros par action", a affirmé AkzoNobel dans un communiqué.

Pour le groupe néerlandais, la proposition de PPG le sous-estime en ne reflétant pas "le potentiel de création de valeur à long terme" de l'entreprise et "pourrait créer une incertitude potentielle pour des milliers d'emplois à travers le monde".

Le précédent de 2013

En 2013, PPG avait déjà procédé à l'acquisition des activités nord-américaines de peinture décorative d'Akzo Nobel pour 1,05 milliard de dollars, profitant d'une réorganisation de ce dernier pour améliorer sa rentabilité.

Suite au rejet de l'offre, AkzoNobel va évaluer ses options pour se séparer de sa branche "Chimie", dont le chiffre d'affaires s'est établi à 4,8 milliards d'euros en 2016. Plusieurs structures sont envisagées, y compris "l'établissement d'une entité indépendante cotée".

AkzoNobel intervient sur des segments aussi variés que la peinture décorative (marques Dulux ou Trimetal), la production de composants entrant dans la fabrication d'asphaltes et de détergents ou encore dans les revêtements industriels avec des peintures pour bateaux, avions ou téléphones mobiles.

Le groupe, issu de la fusion en 1994 d'Akzo et de Nobel Industries, emploie 45.000 personnes dans 80 pays.

Pour PPG, un rachat ou une fusion avec AkzoNobel permettrait de poursuivre son effort de développement dans le monde et de réduire encore sa dépendance au marché américain.

Basé à Pittsburgh (Pennsylvanie, nord-est), PPG intervient dans 70 pays et emploie 47.000 salariés dans le monde. Sa dernière acquisition majeure date de 2014 quand il avait racheté le mexicain Comex pour 2,3 milliards de dollars.

J.M. avec AFP