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Ce laboratoire pharmaceutique rapatrie en France une partie de sa production et crée 100 emplois

Aspen a repris un site normand appartenant à GSK et va y accroître sa production de produits injectables après un investissement de 65 millions d'euros.

Aspen a repris un site normand appartenant à GSK et va y accroître sa production de produits injectables après un investissement de 65 millions d'euros. - Aspen France.

Le laboratoire sud-africain Aspen a inauguré une extension de son usine normande de Notre-Dame de Bondeville (Seine-Maritime). Il y produira des médicaments anesthésiques injectables aujourd'hui fabriqués pour son compte en Suède et Australie par son partenaire AstraZeneca.

Il n'est pas si fréquent qu'un laboratoire pharmaceutique étranger privilégie son unique site de production en France pour y rapatrier la fabrication de médicaments confiée à l'étranger. C'est le cas d'Aspen qui investit 65 millions d'euros pour produire des médicaments anesthésiques injectables par seringue, ce qui créera 100 nouveaux emplois sur son site normand d'ici à 2021.

Le nouveau bâtiment de 8000 mètres carrés situé dans l'usine de Notre-Dame de Bonneville (Seine-Maritime) produira 48 millions d'unités de ces médicaments qui étaient jusqu'à présent fabriqués pour son compte par son partenaire AstraZeneca en Suède et en Australie. Le site normand, qui comprend actuellement près de 700 salariés, est spécialisé dans la production de médicaments injectables stériles, mais ne fabriquait jusqu'à présent que des produits de la famille des anticoagulants.

La secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher, présente à l'inauguration du nouveau bâtiment, a salué cet investissement dans l'Hexagone sur son compte Twitter officiel (cf illustration ci-dessous).

De nouveaux équipements pour augmenter les cadences de production de seringues et le contrôle automatique des produits doivent également être installés l'an prochain. Ils représenteront un investissement supplémentaire de 35 millions d'euros.

Aspen avait récupéré en 2014 cette usine de Notre-Dame de Bondeville auprès du britannique GSK (GlaxoSmithKline), et y avait déjà investi près de 60 millions d'euros sur la période 2014-2018 pour la moderniser.

À terme, l'usine normande aura une capacité totale proche de 500 millions d'unités par an, contre 165 millions d'unités à l'heure actuelle. Le site exporte 92% de sa production.

Frédéric Bergé avec AFP