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Augustin de Romanet: "les fuites chez Veolia sont indignes d'un leader mondial"

Augustin de Romanet était l'invité d'Hedwige Chevrillon ce 26 février dans Le Grand Journal

Augustin de Romanet était l'invité d'Hedwige Chevrillon ce 26 février dans Le Grand Journal - -

Le PDG d'Aéroports de Paris, invité de BFM Business ce mercredi 26 janvier, également ancien administrateur de Veolia, s'est indigné de l'affaire du putsch avorté d'Antoine Frérot.

Augustin de Romanet, PDG d'Aéroports de Paris, était jusqu'en 2012 administrateur de Veolia Environnement, ainsi que directeur général de la Caisse des dépôts, gros actionnaire de la compagnie de traitement des eaux et des déchets. Ce 26 février sur BFM Business, il a réagi à la nouvelle tentative de putsch avortée à l'encontre de son dirigeant, Antoine Frérot.

Alors que des rumeurs d'éviction bruissaient, lui donnant pour remplaçant un haut fonctionnaire de Bercy, David Azema, l'indéboulonnable PDG a finalement obtenu la confiance des administrateurs du groupe ce mercredi.

Les spéculations sur l'arrivée de David Azema avaient pourtant pris corps quand le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a indiqué avoir "demandé à l'intéressé de saisir la Commission de déontologie et d'accepter de passer au scanner les risques de conflit d'intérêt de l'ensemble de sa situation".

"J'ai été doublement choqué dans cette affaire"

"J'ai été doublement choqué dans cette affaire, a déclaré Augustin de Romanet, d'abord choqué qu'on jette en pâture le président d'un leader mondial dans ces conditions, ensuite choqué qu'on jette en pâture David Azema, quelqu'un de très grande qualité dont l'honneur n'est pas servi par cela".

Alors que Matignon a un moment été soupçonné d'interférer dans le dossier, Augustin de Romanet a rappelé que chez Veolia "comme dans toutes les sociétés, il y a un comité de nomination qui doit délibérer secrètement".

L'affaire doit en tout cas rappeler des souvenirs au PDG d'ADP. Avant qu'il ne quitte le CA de Veolia en 2012, Antoine Frérot faisait déjà face à une tentative d'éviction pour le remplacer par Jean-Louis Borloo, mais était parvenu à se maintenir à son poste.

Sa reconduction quasi-actée aujourd'hui est "probablement un bien pour Veolia", a estimé Augustin de Romanet. Mais il a dénoncé "toutes les fuites, organisées on ne sait par qui, ni à qui elles profitent, peu dignes d'une entreprise aussi importante pour la France".

N.G. et BFM Business