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Pour Macron, une augmentation de capital d'Areva n'est "pas la priorité"

Interrogé sur une éventuelle augmentation du capital d'Areva, Emmanuel Macron a botté en touche.

Interrogé sur une éventuelle augmentation du capital d'Areva, Emmanuel Macron a botté en touche. - Bertrand Langlois - AFP

Malgré la perte record de 4,9 milliards d'euros enregistrée par le groupe français en 2014, le ministre de l'Economie a estimé qu'une augmentation de son capital n'était pas d'actualité.

Emmanuel Macron botte en touche. Le ministre de l'Economie a affirmé qu'une augmentation de capital d'Areva n'était "pas la priorité", alors que le spécialiste français du nucléaire a annoncé lundi une perte record pour 2014.

"Ca n'est pas aujourd'hui la priorité. Areva a aujourd'hui beaucoup à faire par elle même", a-t-il déclaré mardi, en marge de son déplacement au Salon de l'agriculture à Paris.

Areva, détenu à plus de 87% par des capitaux publics, a devancé lundi la publication de ses résultats 2014, prévue le 4 mars, en annonçant une perte nette record provisoire de 4,9 milliards d'euros, en raison notamment de nouvelles provisions et de la dépréciation de certains actifs.

Vers une cession d'actifs?

Le groupe fait face à une série de difficultés, dont le retard du chantier du réacteur EPR en Finlande, le décalage dans le redémarrage du nucléaire au Japon, et un marché des services aux installations existantes peu dynamique. Il doit annoncer le 4 mars, en même temps que ses résultats 2014 définitifs et le détail de ce nettoyage comptable, sa nouvelle stratégie ainsi qu'un drastique plan de compétitivité.

Selon des informations de presse, Areva pourrait notamment céder certains de ses actifs, totalement ou en partie, notamment dans les mines d'uranium.

Interrogé sur un partenariat avec la Chine dans ce domaine, Emmanuel Macron a simplement indiqué que "plusieurs options sont possibles et à la main de l'entreprise".

Le ministre a également affirmé qu'une prise de participation d'EDF ou de GDF dans certains actifs du spécialiste du nucléaire n'était "pas sur la table".

Y.D. avec AFP