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Olivier Brousse: "la Grande Saur sera bientôt de retour"!

Olivier Brousse, le président exécutif de La Saur, était l'invité d'Hedwige Chevrillon dans Le Grand Journal ce 2 juillet.

Olivier Brousse, le président exécutif de La Saur, était l'invité d'Hedwige Chevrillon dans Le Grand Journal ce 2 juillet. - -

Le président exécutif de La Saur était sur BFM Business ce mardi 2 juillet. Il y a décrypté l'accord trouvé avec les banques créancières du groupe pour que celui-ci puisse éviter la faillite.

La Saur, le spécialiste de la gestion de l'eau et des déchets auprès des collectivités locales, est sauvée. L'entreprise a obtenu, mardi 2 juillet, l'aval des banques créancières et des actionnaires pour mener à bien son plan de refinancement. Son président exécutif, Olivier Brousse, précise les contours de l'accord sur BFM Business.

En échange de leur prise de contrôle de la Saur, les banques acceptent un abandon de créance de 50%. Mais attention, rappelle le patron de l'entreprise: "Ce n'est pas La Saur qui est endettée, mais la holding qui l'a acquise en 2007, que personne ne connaît, et qui s'appelle HIME". C'est d'ailleurs justement "pour acquérir La Saur que HIME s'est endettée".

Aux tribunaux de commerce de valider le plan

Cet accord, "acquis au bout de dix mois de négociations", précise le patron, allègera donc la dette de la holding de moitié (d'1,8 milliard à 900 millions d'euros). Les intérêts seront divisés par trois, ramenés à 30 millions d'euros par an, et une nouvelle ligne de crédit de 200 millions d'euros sera ouverte.

Reste une dernière étape: la validation du plan par les tribunaux de commerce. Mais Olivier Brousse, qui loue d'ailleurs la compétence des magistrats dans ce dossier, est confiant sur ce point, d'autant que "l'accord a été signé à l'unanimité". "La Grande Saur, comme on l'appelait à l'époque où elle était filiale du groupe Bouygues, sera bientôt de retour"!

Un troisième acteur français au rôle essentiel

En tout cas, l'entreprise, concurrente de Suez Environnement et de Veolia sur ces activités, a encore un rôle à jouer à côté de ces deux poids lourds. Pour son patron, le groupe fondé il y a 80 ans a une spécificité: "nous traitons avec des communes de plus petite taille" que lesdits concurrents, avec "des technologies plus modernes qui nous permettent de gérer des réseaux plus étendus".

D'ailleurs, il assure que ce sont bien les collectivités locales qui "tiennent à la présence d'un troisième acteur sur le marché français". "Le service public français de l'eau fait l'admiration de toutes les villes du monde", assure Damien Brousse. Or "ce sont bien les entreprises privées qui exportent ce savoir-faire, parmi lesquelles La Saur, qui a aussi une dimension internationale".

Nina Godart