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Les voitures électriques: des signes de démarrage

La Renault Zoé s’est arrogée plus de la moitié des ventes de véhicules particuliers électriques

La Renault Zoé s’est arrogée plus de la moitié des ventes de véhicules particuliers électriques - Jacques Demarthon - AFP

Ce sont 10.506 véhicules électriques qui ont été immatriculés pendant l’année 2014 selon le Comité des constructeurs français d’automobiles. C’est une hausse de 20% par rapport à 2013 dans un marché qui reste encore naissant.

Le marché de l’automobile électrique termine 2014 sur une note positive avec un mois de décembre record. " On constate en effet un nombre impressionnant d’immatriculations (2.227, NDLR), soit le double de l’année dernière " déclare Marie Castelli secrétaire générale de l’Association nationale pour le développement de la mobilité électrique (Avere – France).

Une hausse liée aux annonces gouvernementales sur le développement d’un réseau de bornes de recharge mais aussi à une forte présence des véhicules électriques lors du dernier Mondial de l’automobile. Le centre d’essai dédié à cette technologie a en effet été très fréquenté et de nombreuses commandes ont été prises sur les stands constructeurs. Un engouement en contraste total avec 2012, où le stand était resté vide.

Renault Zoé profite de ce marché de niche 

La Renault Zoé s’est arrogée plus de la moitié des ventes de véhicules particuliers électriques avec 5.970 unités, tandis que son partenaire Nissan s’est contenté d’écouler 1.604 voitures. La Bluecar de Bolloré, proposée en autopartage dans des grandes villes (dont Autolib’ à Paris), a écoulé 1.1170 exemplaires. En comparaison de 2013, le marché a vu émerger de nouveaux modèles. Comme le KIA Soul EV et les Volkswagen e-up. Et plus récemment encore, la Mercedes Classe B électrique.

Dans un segment plus haut de gamme, la firme américaine Tesla marque des points. Avec une vente de 328 exemplaires de sa luxueuse berline Model S en France en 2014 Tesla se place comme cinquième diffuseur de modèle électrique, après la citadine Smart (groupe Daimler) dont 509 modèles ont été mis sur le marché.

Encore des freins psychologiques à lever 

Un engouement qu’il faut cependant relativiser. Malgré une hausse des ventes de + 20 % en 2014, les voitures électriques restent marginales dans le marché automobile français. Elles ne représentent que 0,59 % des 1,79 million de voitures neuves immatriculée en 2014 selon les chiffres du CCFA (Comité des constructeurs français d’automobiles), soit 10.506 unités.

 " Nous sommes face à la première véritable révolution technologique dans l’automobile. Elle implique un changement des usages, et donc des mentalités. Les freins sont aujourd’hui principalement psychologiques. Les fantasmes sur l’autonomie, le coût, la difficulté d’utilisation... Il convient donc de faire beaucoup de pédagogie pour les lever " confie Marie Castelli. 

K.F.