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Les ministres des Finances du G7 s'inquiètent de l'approvisionnement en pétrole

Le G7 demande aux pays pétroliers de produire plus

Le G7 demande aux pays pétroliers de produire plus - -

Les pays consommateurs pourraient demander à l'AIE de remettre sur le marché pétrolier une partie des réserves stratégiques afin de s'assurer d'un bon approvisionnement.

Les craintes d’un manque d’approvisionnement en pétrole sont toujours aussi présentes. L’envolée des cours du brut et la situation au Moyen-Orient (notamment les menaces de frappes israéliennes en Iran) pèsent.

Les ministres des Finances du G7 ont donc appelé les pays pétroliers à produire plus de pétrole brut pour faire face aux "risques substantiels" qu’un prix du baril élevé fait peser sur l’économie mondiale. Ils ont également annoncé qu’ils se tenaient prêts à faire appel à l’Agence internationale de l’Energie (AIE) qui représente les intérêts des pays consommateurs, pour prendre les mesures "appropriées"

Cette évocation de mesures "appropriées" est une allusion à une possible démarche de pays membres de l'AIE visant à remettre sur le marché pétrolier une partie des réserves stratégiques coordonnés par l'agence. L’AIE n’a pas réagi, s’en tenant à sa ligne selon laquelle l’heure n’est pas venue de puiser dans les stocks stratégiques de pétrole. 

L'AIE souligne régulièrement qu'une telle mesure ne peut être mise en œuvre qu'en cas de perturbation physique de l'approvisionnement du marché pétrolier, seul motif prévu par son règlement, et n'est pas destinée à apaiser la flambée des cours du brut.

Peu de répercussions dans l'immédiat

Ces "mises en garde" du G7, tout comme les stocks ou l’ouragan Isaac, n’ont pas impressionnées les cours qui étaient en légère baisse ce mercredi à mi-séance.

En effet, les stocks américains de brut, eux, étaient en hausse. Ils ont augmenté de 3,78 millions de barils à 364,52 millions alors que les économistes attendaient en moyenne une baisse de 1,5 million de barils. Les stocks d'essence ont parallèlement diminué de 1,51 millions de barils, soit 110 000 barils de plus que prévu.

De son côté, l’arrivée de l’ouragan Isaac a obligé l’arrêt de 93% de la production de pétrole brut dans le golfe du Mexique et huit raffineries ont décidé de fermer ou de réduire leur activité, selon un rapport de situation publié par le département de l'Energie (DoE).

Les suspensions de production représentaient à la mi-journée 1,29 million de barils de pétrole brut par jour (soit environ 93,28% de la production de la région) et 85 millions de mètres cubes de gaz naturel (66,7%), selon le DoE.

En outre cinq des 11 raffineries de la région se trouvant sur le passage du cyclone avaient indiqué au DoE qu'elles étaient fermées ou en passe de l'être, et trois autres qu'elles avaient réduit leurs capacités de production.

Diane Lacaze