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Le débat énergétique rattrapé par la réalité économique

La France a importé pour 61 milliards d'euros de pétrole et de gaz

La France a importé pour 61 milliards d'euros de pétrole et de gaz - -

Alors que se tient, ce mardi 4 décembre, un séminaire gouvernemental sur la transition écologique, la question énergétique est au centre des discussions. La consommation bondit et les énergies renouvelables ne sont pas encore assez développées.

Le débat sur la transition écologique est entamé en France. Un séminaire gouvernemental se réunit ce mardi 4 décembre. Plus qu'écologique, la question est avant tout énergétique. En la matière, le gouvernement est visiblement rattrapé par la réalité économique.

Quand on parle énergie, l'équation est simple: la demande ne va cesser de croitre et les Etats-Unis deviendront les premiers producteurs de pétrole dans les quinze prochaines années. Prise entre deux feux, l'Europe n'a pas beaucoup de moyens de s'en sortir. L'an dernier, la facture des importations de gaz et de pétrole a atteint un record en France: plus de 61 milliards d'euros.

Les énergies renouvelables ne sont pas, on le sait, la seule et unique solution. Mais elles coûtent cher encore. L'Etat n'a pas le temps. Les signaux peu encourageants se multiplient d'ailleurs: une nouvelle baisse des tarifs de rachat dans le solaire sans consultation et des mesures d'assouplissement pour l'éolien qui se font attendre.

Pas étonnant dans ce contexte que le gouvernement n'arrive pas à fermer la porte totalement au gaz de schiste. Arnaud Montebourg a redonné espoir il y a quelques jours aux partisans d'une exploitation en France. En refusant la fracturation hydraulique et en évoquant des technologies propres. N'oublions pas que François Hollande s'engage à réduire la part du nucléaire pour en conserver tout de même 50% en 2025.

Nathalie Croisé