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Energie

Le chauffage devenu trop cher, une piscine municipale ferme près de Rouen

Le maire de Oissel-sur-Seine, en Seine-Maritime, a décidé de fermer sa piscine municipale jusqu'au 24 avril. Cette année, la commune doit payer 165.000 euros pour la chauffer, contre 40.000 en 2021.

Qui subit les conséquences de la hausse des prix de l'énergie? Les particuliers, les professionnels... mais aussi les municipalités. À Oissel-sur-Seine, en Seine-Maritime, le maire a décidé de fermer la piscine municipale pendant six semaines, car pour la chauffer, la municipalité doit payer beaucoup plus qu'en 2021.

"L'année dernière, on a payé 40.000 euros. Mais avec la flambée des prix du gaz, cette fois-ci, nous payons 165.000 euros!" justifie Stéphane Barré, maire PCF de la commune.

Une facture multipliée par quatre, aussi en raison d'une importante TVA, qui représente cette année 27.000 euros, déplore l'élu.

Des économies nécessaires

Avec cette fermeture, Stéphane Barré estime économiser 50.000 euros. Une somme importante, mais insuffisante pour l'ensemble de la collectivité: il faut désormais faire des économies partout.

"On baisse la température d'un degré dans les bâtiments administratifs, dans les bâtiments sportifs, dans les salles festives", liste-t-il.

L'autre solution serait d'augmenter les impôts locaux. Mais Stéphane Barré s'y refuse. "La population ne le comprendrait pas", justifie-t-il au micro de BFMTV.

Du côté des administrés, le sentiment est partagé, certains reconnaissant que le rôle d'un maire est aussi de "gérer correctement son budget." D'autres se disent très surpris.

Stéphane Barré demande au gouvernement d’agir: il réclame un bouclier tarifaire sur l’énergie, comme c’est déjà le cas pour les particuliers.

Par Blandine D'Alena et Adrien Petiteau, avec A.G