BFM Business

"L'Hydroptère", le bateau qui vole sur l'eau, tente un nouveau record

L'équipage de "L'Hydroptère" quitte la baie de Los Angeles (Etats-Unis) le 22 juin 2015

L'équipage de "L'Hydroptère" quitte la baie de Los Angeles (Etats-Unis) le 22 juin 2015 - Mark Ralston - AFP

Les six membres d’équipage de ce trimaran écologique développé par Eric Tabarly et Alain Thébault a appareillé de Los Angeles lundi 22 juin pour rejoindre le port d’Honolulu. Objectif : faire mieux que Kersauson en 2005.

L’objectif de la traversée de "L’Hydroptère" dans le Pacifique est multiple. En réalisant ce voyage, l’équipage emmené par Alain Thébault, entend essayer de battre le record de cette traversée du Pacifique. Un record détenu depuis 2005 par le skippeur Olivier de Kersauson en quatre jours, 19 heures et 31 minutes. Tout en reconnaissant que la performance sera difficile, le navigateur n’exclut pas de battre ce chrono à la barre de son navire qui "vole sur les eaux" grâce à ses ailes immergées. "C’est peu probable, mais si je pouvais casser ce record, ça me ferait plaisir" avance-t-il. En 2009, "L’Hydroptère" s’était illustré en mer, en dépassant les 50 nœuds (92,6 kilomètres/heure).

Promouvoir les énergies propres : éolien et solaire en tête

Au-delà de l’aspect sportif, qui viendrait couronner près de trente années de mise au point, les marins souhaitent arriver dans l'état d’Hawaï (Etats-Unis) en même temps qu'une autre mission chargée de promouvoir les énergies propres et non fossiles : l'escale de l’avion solaire "Solar Impulse 2"

Egalement financé par la Fondation Prince Albert II de Monaco, cette aventure aéronautique consiste en un tour du monde de 35.000 kilomètres. Emmené par les pilotes suisses André Borschberg et Bertrand Piccard, l'appareil a redécollé de Nagoya (Japon) jeudi 23 juin, où il était immobilisé depuis trois semaines. Uniquement alimenté par l'énergie solaire, l'aéronef devrait atteindre l'île d'Hawaï, en cinq jours et cinq nuits, soit l'équivalent de 120 heures de vol. 

A.M. avec AFP