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L'État va céder 4,56% d'Engie

L'État avait déjà vendu 4,1% du capital d'Engie début janvier

L'État avait déjà vendu 4,1% du capital d'Engie début janvier - Éric Piermont - AFP

L'État va ainsi vendre 111 millions d'actions de l'ex-GDF Suez via entre autres un "placement institutionnel accéléré". Il ne détiendra plus que 24% du capital de la société.

Les cessions dans les entreprises publiques annoncées en juillet par Bruno Le Maire ont débuté à l'heure dite. L'Agence des participations de l'État a ainsi annoncé ce mardi avoir engagé la cession de 111 millions d'actions, soit 4,56% du capital d'Engie (l'ex-GDF Suez), pour un montant de 1,53 milliard d'euros.

Cette cession prend la forme d'un "placement institutionnel accéléré", a précisé l'Agence des participations de l'État (APE) dans un communiqué, ajoutant qu'au terme de l'opération l'État "reste l'actionnaire de référence" d'Engie.

Double droits de vote

À l'issue de cette opération, l'État détient, via l’Agence des participations de l’Etat, 24,1 % du capital et 27,6 % des droits de vote d’Engie. L'État devrait néanmoins garder plus d'un tiers d'un droit de vote en raison de la loi Florange qui accorde des droits de vote double aux actionnaires de long terme (au moins deux ans). La loi oblige en effet l'État à détenir au moins un tiers des droits de vote ou du capital d'Engie, avec une dérogation possible pendant un délai limité à deux ans.

En janvier, l'État avait déjà cédé 4,1% du capital du groupe énergétique ramenant ainsi sa participation à 28,7% du capital et 32,6% des droits de vote.

Pour rappel, en juillet dernier, Bruno Le Maire avait indiqué que l'État souhaité céder pour 10 milliards d'euros de participations afin d'alimenter un fonds consacré à financer l'innovation annoncé par Emmanuel Macron.

J.M. avec AFP