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L'Australie s'engage timidement à limiter ses émissions polluantes

L'Australie s'est engagée à réduire de 26% ses émissions polluantes. (image d'illustration)

L'Australie s'est engagée à réduire de 26% ses émissions polluantes. (image d'illustration) - Christian Hangen - Flickr - CC

Dans le cadre de la préparation de la COP21, le gouvernement australien s'engage à réduire d'au moins 26% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030, par rapport au niveau de 2005.

C'est par la voix de son Premier ministre libéral-conservateur, Tony Abbott, que le gouvernement australien a présenté sa contribution au futur accord mondial sur le climat. Un accord qui devrait être entériné par les 196 états présents lors de la Conférence de Paris sur le climat. Canberra entend donc réduire d'au moins 26% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030, par rapport au niveau de 2005. 

Comme le rappelle le quotidien "Le Monde", Tony Abbott est plutôt connu pour ses déclarations controversées en matière d'environnement et d'écologie. Pourtant, c'est bien lui a présenté et précisé les objectifs de son pays. "Nous sommes engagés sur cet objectif de manière définitive, mais en vertu des politiques menées, nous pourrons aller jusqu'à 28%".

Il a toutefois souligné que son gouvernement restait déterminé à trouver un équilibre entre objectifs environnementaux et économiques. Le pays dispose en effet d'un important secteur minier (il est le deuxième exportateur mondial de minerais) et assure qu'il n'y aura pas de "fermetures massives" dans ses activités de charbonnage. 

Un objectif jugé "faible" par les observateurs 

Le gouvernement s'emploie à démontrer qu'il s'agit "d'un bon objectif, solide et responsable tant sur le plan de l'économie que de l'environnement". Mais pour Tim Flannery, de l'institut indépendant "Climate Council", ces objectifs sont "nettement insuffisants et ne représentent pas une contribution juste aux efforts internationaux". Au sein de ce même organisme, d'autres spécialistes estime eux que "Canberra est toujours dans le queue de peloton des pays développés". 

Plus ironiquement, d'autres acteurs, à l'image de Kellie Caught responsable du Fonds mondial pour la nature (WWF) en Australie, avancent que "si tous les pays fournissaient le même niveau d'effort, le monde serait bon pour trois ou quatre degrés de réchauffement", au lieu de l'objectif affiché par la communauté internationale de limiter ce phénomène à +2°C. 

Pour rappel, l'Australie est à elle seule responsable de 1,3% des rejets d'émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Le pays est également l'un des plus gros émetteurs de la planète par habitant en raison de sa dépendance à l'électricité produite grâce au charbon.

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A.M. avec AFP