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L’arrêt du réacteur 1 de Flamanville prolongé jusqu’au 31 mai

La centrale nucléaire de Flamanville, dans la Manche.

La centrale nucléaire de Flamanville, dans la Manche. - Charly Triballeau - AFP

Arrêté le 9 février à la suite d'une "détonation" et d'un "départ de feu" dans la salle des machines, le réacteur 1 de la centrale nucléaire de Flamanville restera hors service jusqu'à fin mai.

Le réacteur 1 de la centrale de Flamanville (Manche) ne redémarrera pas fin mars comme cela était prévu. Selon RTE, le gestionnaire du réseau électrique à haute tension, sa mise à l'arrêt a été prolongée de deux mois, c'est-à-dire jusqu'au 31 mai.

Ce report est dû à des "dégradations complémentaires" qui n'avaient "pas (été) identifiées immédiatement", après l'incident, a précisé jeudi le directeur de la centrale nucléaire Stéphane Brasseur lors d'une commission locale d'information (CLI) aux Pieux, près de Flamanville.

Le réacteur avait été arrêté le 9 février à la suite d'une "détonation" et d'un "départ de feu" dans la salle des machines, une zone non nucléaire. L'incident a entraîné "des dégradations qui nécessitent des interventions qui sont quand même relativement conséquentes", a précisé le directeur de l'installation.

L'événement n'a eu "aucun impact sur la sûreté" 

il n'y a eu "aucun blessé ni personnel incommodé par quelque fumée que ce soit", a ajouté Stéphane Brasseur. Une vingtaine de personnes se trouvait dans la salle des machines au moment de l'événement. 30 véhicules de secours et 70 pompiers ont été mobilisés, uniquement par précaution selon EDF. Pour l'énergéticien, il ne s'est pas agi "d'une explosion" comme indiqué alors par la préfecture, car il n'y avait "pas d'explosif".

Stéphane Brasseur indique qu'il y a eu une "détonation", comparable à celle d'un avion qui passe le mur du son. "Il y a eu combustion de deux joints en néoprène avec des flammèches d'une dizaine de centimètres. Les fumées étaient noires car les joints étaient en néoprène" a détaillé le directeur de la centrale. Selon EDF, cet événement n'a eu "aucun impact sur la sûreté" du site. 

Le réacteur numéro 2 de la centrale, arrêté depuis le début de la semaine pour un autre problème technique, devrait lui redémarrer dans la journée, selon EDF. Pour rappel, un troisième réacteur, de type EPR est en construction à Flamanville. L'autorité de sûreté nucléaire (ASN) se prononcera "probablement dans le courant de l'été" sur sa cuve, sur laquelle des anomalies ont été détectées, a indiqué l'ASN. 

A.M. avec AFP