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Gérard Mestrallet: "l'EADS de l'énergie existe déjà, c'est GDF Suez"

Gérard Mestrallet était l'invité de BFM Business, ce mardi 29 avril.

Gérard Mestrallet était l'invité de BFM Business, ce mardi 29 avril. - -

Le PDG de GDF Suez était l'invité de BFM Business, ce mardi 29 avril. Il est évidemment revenu sur le dossier Alstom, et a expliqué que son entreprise suit avec "attention" ce feuilleton.

Actualité dense pour GDF Suez. Le groupe français a, ce mardi 29 avril, publié ses résulats trimestriels, avec un chiffre d'affaires en baisse de 5,8% sur les trois premiers mois de l'année, et annoncé un partenariat avec le tournoi de tennis Roland-Garros.

Invité de BFM Business,ce mardi 29 avril, son PDG, Gérard Mestrallet est néanmoins surtout revenu sur le dossier chaud du moment: Alstom. Le groupe français doit choisir entre General Electric et Siemens, pour céder sa branche énergie. Gérard Mestrallet siège d'ailleurs au conseil de surveillance de Siemens.

Revenant sur l'intervention de l'exécutif dans ce dossier, le PDG de GDF Suez a jugé que "le gouvernement ou des organes de régulation peuvent bloquer le souhait du conseil d'administration d'Alstom mais ils ne peuvent pas lui imposer de faire quelque chose qu'il ne veut pas faire".

L'intervention de l'Etat "légitime"

Mais Gérard Mestrallet a, dans la foulée, jugé "totalement légitime que l'Etat se préoccupe de l'avenir d'une des plus grandes entreprises françaises comme Alstom". Pour lui, Paris doit examiner ce dossier "en fonction de l'intérêt supérieur du pays" qui peut être "un intérêt social ou industriel".

"Quand on sait qu'Alstom est le seul fabricant d'un certain nombre de composants de centrale nucléaire EPR, il est normal que des solutions soient trouvée pour protéger ce qui représente d'une certaine façon l'indépendance énergétique du pays", a-t-il développé.

"On ne peut pas être dans l'énergie et être en opposition avec le pays qui nous accueille. Il faudra que la solution finale choisie par le conseil d'administration d'Alstom rejoigne les priorités du gouvernement", a-t-il assuré.

Le dossier Siemens "une préoccupation"

Interrogé sur une possible création d'un "EADS de l'énergie" qui pourrait notamment voir le jour si Siemens l'emportait, Gérard Mestrallet a affirmé "qu'un EADS de l'énergie existe déjà, si je puis dire, c'est GDF Suez".

"GDF Suez est le fruit de fusions entre des entreprises françaises anglaises et belges avec International Power. Cela dit on peut en faire d'autres", a-t-il ajouté.

Gérard Mestrallet a ensuite indiqué que son groupe "est évidemment intéressé à suivre l'évolution de ce dossier".

Interrogé sur les conséquences de ce feuilleton pour GDF Suez, il a répondu qu'"aujourd'hui nous avons quatre fournisseurs de centrales à cycles combinés à gaz combiné: les trois dont nous parlons plus Mitsubishi, un japonais. Si une des deux solutions a lieu, il n'y en aura plus que trois, donc c'est tout de même une préoccupation".

J.M.