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EDF relance Framatome pour nommer les ex-réacteurs d'Areva

L'entreprise Framatome, spécialisée dans la construction de centrales nucléaires a donné naissance au groupe Areva en 2001. (image d'illustration)

L'entreprise Framatome, spécialisée dans la construction de centrales nucléaires a donné naissance au groupe Areva en 2001. (image d'illustration) - Philippe Desmazes - AFP

Désormais absorbée par EDF, l'ex-branche nucléaire d'Areva a été rebaptisée Framatome, du nom de l'entreprise ayant bâti les 58 réacteurs du parc nucléaire français.

Changement de nom pour Areva NP. Depuis le 1er janvier 2018, après de longs mois de discussions, cette filiale du groupe Areva est détenue par EDF (75,5%), le groupe japonais Mitsubishi Heavy Industries (19,5%) et le groupe français d'ingénierie Assystem (5%). Des actionnaires qui ont décidé donner à l'entreprise le nom Framatome. Une marque "reconnue à l'international" qui mise sur "l'expertise et l'expérience", selon un porte-parole. 

Avec 14.000 salariés dans le monde, Framatome regroupe des activités de conception de centrales nucléaires, de fourniture des équipements de la chaudière nucléaire ou encore de maintenance des réacteurs, détaille la société dans un communiqué. L'entreprise reste dirigée par Bernard Fontana, nommé président du directoire, tandis que Philippe Braidy, jusqu'ici en charge notamment des finances et de la stratégie de la branche réacteurs d'Areva est nommé directeur général. 

La marque Areva condamnée à disparaître

La Franco-américaine de constructions atomiques (Framatome) -ayant bâti, à partir des années 1970, les 58 réacteurs du parc nucléaire français- avait fusionné avec la Compagnie générale des matières nucléaires (Cogema) en 2001 pour donner naissance au groupe nucléaire Areva. Censé porter les ambitions à l'international de la filière nucléaire française sous la houlette d'Anne Lauvergeon.

La catastrophe de Fukushima au Japon en 2011, qui a figé le marché mondial de l'atome, les déboires du chantier du réacteur EPR d'Olkiluoto en Finlande, le fiasco de certaines opérations dans l'uranium et l'échec du développement dans les énergies renouvelables ont mis le groupe dans le rouge, avec une perte de près de 5 milliards d'euros en 2014.

Pour assurer la survie de l'ancien fleuron national de l'atome, l'État a mis sur pied un plan de sauvetage, qui s'est concrétisé en 2017 par deux recapitalisations et le rachat par EDF de l'activité réacteurs. L'entité regroupant les activités du cycle du combustible, baptisée provisoirement New Areva (ou Newco), doit également être renommée prochainement.

"Avec un parc mondial existant de quelque 440 réacteurs représentant environ 390 GW en service dans 31 pays, et des nouvelles capacités nucléaires à venir, le marché nucléaire offre des opportunités dans le domaine des composants, du combustible, de la modernisation et des services", assure Framatome.

A.M. avec AFP