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EDF et Veolia mettent fin à leur conflit autour de Dalkia

EDF et Veolia devraient se partager leur filiale commune Dalkia

EDF et Veolia devraient se partager leur filiale commune Dalkia - -

Un accord entre les deux groupes d'énergie a été trouvé concernant la répartition des parts de Dalkia, leur filiale commune. Un compromis qui met fin à plusieurs années de bras de fer.

Ce lundi 28 octobre pourrait devenir la journée officielle de la réconciliation dans le business français. Après Vivendi et Lagardère, c'est Veolia et EDF qui auraient trouvé un accord mettant fin à leur conflit de longue date.

L'essentiel de leur confrontation tournait autour de la répartition des parts de leur filiale commune, la pépite Dalkia. Peu connue du grand public, elle est pourtant une référence dans les services à l'énergie comme l'installation énergétique d'immeubles ou de bureaux, d'hôpitaux ou d'usines.

Selon Les Echos de ce lundi, après Le Figaro et l'Agefi, le groupe d'Henri Proglio récupérerait les activités françaises de la société, qui emploie 13.750 salariés. Le groupe qui ne détient jusqu'à présent que 34% des activités de Dalkia France, obtiendrait ainsi l'intégralité d'un chiffre d'affaires de 3,8 milliards dans l'Hexagone, devenu son premier marché.

Aux conseils d'administration de se prononcer

Veolia Environnement, de son côté, récupèreraient les activités internationales de Dalkia, qui réalise l'autre moitié de son chiffre d'affaires total hors des frontières françaises, et ses 36.000 salariés. L'entreprise dirigée par Antoine Frérot verserait à EDF 500 millions d'euros pour compenser la différence de valeur entre les deux lots.

Ce scénario fait l'objet d'un accord de principe entre les deux patrons. Mais il doit encore passer devant les conseils d'administration des deux groupes avant d'être adopté. Ils se réunissent chacun ce lundi 28 octobre pour l'étudier.

L'opération mettrait en tout cas un terme à la guerre des nerfs entre les deux poids lourds du CAC 40 et leurs patrons. Un combat de coq qui avait atteint son sommet lorsqu'Henri Proglio, prédécesseur d'Antoine Frérot à la tête de Veolia, avait été soupçonné de manœuvrer pour évincer ce dernier. Déjà patron d'EDF, actionnaire à 4,2% de Veolia, il était soupçonné de vouloir remplacer son successeur par Jean-Louis Borloo.

Nina Godart