BFM Business

Conférence de Paris sur le climat: Hollande se mouille

François Hollande et Ségolène Royal en déplacement le jeudi 20 août 2015 au Bourget-du-Lac (Savoie)

François Hollande et Ségolène Royal en déplacement le jeudi 20 août 2015 au Bourget-du-Lac (Savoie) - Jean-Pierre Clatot - AFP

A 100 jours du début de la COP 21, le chef de l'Etat a prévenu que si les pays ne parvenaient pas à trouver un accord, cela "serait une catastrophe". Et il ne veut pas d'un accord a minima.

A quelques jours d’une nouvelle session de négociations sur le climat, qui aura lieu à Bonn (Allemagne), François Hollande s’est exprimé sur l’éventualité d’un échec de la Conférence de Paris sur le climat. Il estime que si les pays ne parvenaient pas à trouver un accord, cela "serait une catastrophe". Si tel était le cas, il faudrait que les négociateurs soient "capables de proposer aux pays engagés dans une transition énergétique des solutions".

Inversement, en cas de succès de la COP21, le chef de l’Etat souhaite que l’accord signé par les 195 pays participants ne porte pas uniquement sur des "règles et des mécanismes" mais également sur des engagements financiers. Auprès de l'AFP, François Hollande a rappelé que "beaucoup de pays émergents ou vulnérables ont demandé que leur transition énergétique soit accompagnée financièrement".

Un engagement pris en 2009 à Copenhague (Danemark) les pays industrialisés et qui n'a pour l'instant pas été honoré. Lors de ce dernier sommet mondial sur le climat - considéré comme un échec par les différents observateurs - les états s'étaient alors engagé à verser 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020 afin de financer le basculement vers des énergies propres.

Les discussions préparatoires à la traîne

Alors que le coup d'envoi du sommet sera donné dans une centaine de jours, le commissaire européen chargé du climat, Miguel Arias Cañete s'inquiète des délais pris par certains pays pour présenter leurs contributions.

A ce jour, plusieurs pays clés, comme l'Argentine, le Brésil, l'Inde, l'Afrique du Sud ou encore la Turquie n'ont pas encore communiqué leurs intentions aux Nations-Unies. Miguel Arias Cañete exhorte donc ces pays "à présenter leurs intentions sans délai" car les "discussions techniques sont sérieusement à la traîne par rapport aux discussions politiques."

Seul un quart des états participants aux débats (soit 56 pays) ont pour l'instant présenté leurs contributions. Des pays qui représentent cependant 61% des émissions polluantes mondiales. 

>> Retrouvez notre dossier spécial "COP21" ici 

A.M. avec AFP