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COP21: la première contribution insulaire provient des Iles Marshall

Les Iles Marshall sont le premier territoire insulaire à avoir déposé leur contribution pour la COP21. (image d'illustration)

Les Iles Marshall sont le premier territoire insulaire à avoir déposé leur contribution pour la COP21. (image d'illustration) - Stefan Lins - Flickr - CC

L'archipel de Micronésie est le premier, parmi les petites îles de la planète, à avoir présenté sa contribution en vue de l'accord mondial sur le climat qui doit être trouvé à Paris en décembre.

C'est une contribution ambitieuse que les Iles Marshall ont remis aux représentants des Nations-Unies. L'Etat, qui compte 68.000 habitants, entend réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 32% d'ici à 2025, par rapport au niveau de 2010. A plus longue échéance, les dirigeants espèrent diminuer ce volume de 45% d'ici à 2030 et arriver à un bilan d'émissions neutre en 2050. Pour y parvenir, l'archipel souhaite se renforcer dans le solaire, l'éolien, les biocarburants et mettre en route un projet d'énergie thermique marine.

Le ministre local des Affaires étrangères, Tony de Brum a déclaré à l'AFP que "depuis 2008, les Marshall ont pris des mesures parmi les plus vigoureuses du monde en matière d'énergie renouvelable et d'efficacité énergétique." Les petits états insulaires figurent parmi les territoires les plus menacés par le réchauffement climatique, en raison du lien qui existe entre ce phénomène et l'élévation progressive du niveau des océans.

Les Marshall veulent montrer l'exemple aux grandes puissances

Leur alliance, nommée Aosis, réclame que la communauté internationale s’accorde pour contenir le réchauffement climatique en deçà de 1,5 degré, au lieu de l’objectif de 2 degrés, fixé lors de la précédente conférence sur le climat, en 2009, à Copenhague (Danemark). Les Iles Marshall souhaitent également que les états se fixent une échéance plus proche : 2025 au lieu de 2030, afin de pouvoir réviser les objectifs à la hausse le cas échéant. 

Les 195 états participant à la Conférence de Paris sur le climat sont invités à publier avant le 31 octobre leurs engagements nationaux de réduction des gaz à effet de serre. Actuellement, seuls 47 d’entre eux se sont exécutés. Selon les experts du Giec, si rien n'est fait pour contenir les émissions de gaz à effet de serre, la température mondiale augmentera de 5 à 6 degrés à horizon 2030.

A.M. avec AFP