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Climat: les États-Unis s'en prennent de nouveau à l'accord de Paris

Donald Trump devrait prendre sa décision concernant l'accord de Paris dans les prochaines semaines.

Donald Trump devrait prendre sa décision concernant l'accord de Paris dans les prochaines semaines. - Drew Angerer - AFP

La Maison Blanche a estimé ce vendredi que cet accord mondial visant à lutter contre le réchauffement climatique était un obstacle à la croissance américaine.

Le respect par les États-Unis de leurs engagements pris dans le cadre de l'accord de Paris sur le climat serait un obstacle à la croissance, a estimé ce vendredi la Maison Blanche.

Pendant sa campagne électorale, le président américain Donald Trump a dit vouloir sortir de cet accord mondial visant à limiter le réchauffement climatique en cours.

Mais depuis son arrivée au pouvoir, il hésite. Il a promis une décision à son retour d'Europe, laissant dans le flou ses homologues du G7 qu'il retrouve vendredi en Sicile.

"Nous savons que les niveaux sur lesquelles l'administration précédente s'est engagée seraient très handicapants pour la croissance économique américaine", a indiqué Gary Cohn, conseiller économique de Donald Trump "Le président prendra une décision lorsqu'il rentrera, il veut savoir ce que les dirigeants du G7 ont à dire sur le climat", a-t-il ajouté, s'exprimant à bord de l'avion présidentiel Air Force One. "La discussion sera robuste, nous le savons, car nous l'avons déjà eue aujourd'hui avec le président français, avec les Belges...", a-t-il ajouté.

L'environnement "préoccupe" Donald Trump

Donald Trump "veut faire les bons choix pour l'environnement. Cela le préoccupe. Mais il est aussi très préoccupé par la création d'emplois pour les travailleurs américains", a encore dit le conseiller du président républicain qui martèle vouloir mettre fin à la "guerre contre le charbon".

L'objectif des États-Unis, fixé par l'administration Obama, est une réduction de 26% à 28% de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2025 par rapport à 2005. Une solution débattue à Washington pourrait être de rester dans l'accord mais de lancer un réexamen des objectifs américains. Cela permettrait de garder un siège à la table des négociations tout en envoyant, en interne, le signal d'une forme de rupture avec l'administration démocrate de Barack Obama.

Le retrait des États-Unis de l'accord de Paris serait un véritable camouflet pour la "diplomatie climat" qui, il y a moins de 18 mois, célébrait à Paris un accord historique, rendu possible par un pacte âprement négocié entre Washington et Pékin.

Un G7 sans avancée sur le climat

Le président du Conseil italien Paolo Gentiloni a reconnu que le sommet du G7 n'avait pas accouché du moindre progrès sur la question de la lutte contre le réchauffement climatique. Ce en raison des États-Unis qui sont dans une phase de "réflexion interne".

Y.D. avec AFP