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Avec Carpe Diem, la Défense inaugure sa première tour écolo

La tour Carpe Diem  répond aux normes environnementales les plus strictes.

La tour Carpe Diem répond aux normes environnementales les plus strictes. - -

Fini les tours énergivores ! Ce mardi le quartier d'affaires de l'ouest parisien inaugure son premier gratte-ciel à répondre aux normes environnementales les plus strictes.

La Défense entame sa mue : le premier quartier d'affaire européen inaugure, ce 17 septembre, sa première tour écologique baptisée Carpe Diem. C’est l'architecte américain Robert Stern qui l’a conçue pour le compte de l’assureur Aviva.

Jöelle Chauvin, présidente d'Aviva IREF, ne cache pas son enthousiasme quant à l‘esprit novateur du gratte-ciel "Je crois qu’elle marque un tournant, que l’on ne reviendra plus en arrière", affirme-t-elle.

D’une hauteur de 166 mètres, la Carpe diem est en effet en pointe en termes de normes environnementales. Elle a reçu le degré de certification énergétique le plus élevé. Ses 25.000 m2 de façade de verre, inclinés de différentes manières, ont la particularité de capter ou de rejeter les rayons du soleil selon les saisons. L’eau de pluie est collectée afin d’être réutilisée pour arroser les 1.000 m2 de jardins intérieurs.

De plus les 38 étages offrent une hauteur sous plafond de 3 mètres. Un détail ? Non, car cela offre une meilleure luminosité aux bureaux et constitue donc une source d’économie.

Première étape d'un plan de relance

Et tous ces efforts énergétiques ont des retombées sur le montant des charges : elles s’élèveront à 65 euros du mètre carré par an, soit 50 euros de moins que les tarifs appliqués dans les anciennes tours.

"C’est fini les tours énergivores. On est très fier avec mon équipe car on considère que l’on a été précurseur, on a inventé quelques chose de nouveau Tout ce qui va se construire, il se trouve que nous sommes la première tour du plan de relance, tous auront cette obsession-là", s’enflamme Jöelle Chauvin.

Les propriétaires de Carpe Diem ont investi 270 millions d’euros pour son édification. Cette nouvelle tour est la première réalisation d’un vaste plan de rénovation du quartier, entamé en 2006, qui doit inciter les entreprises à revenir s’installer dans le quartier d’affaires. Un pari pour son gestionnaire l'Epadesa, à la situation financière précaire, en raison de l'augmentation de ses investissements et une baisse des prix de l'immobilier d'affaires. 

Hélène Cornet avec BFMbusiness