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Areva: Lauvergeon déplore un acharnement sur sa personne

Jean-Cyril Spinetta et Anne Lauvergeon ont répondu aux critiques ce 21 mai.

Jean-Cyril Spinetta et Anne Lauvergeon ont répondu aux critiques ce 21 mai. - -

Anne Lauvergeon et Jean-Cyril Spinetta, les deux anciens dirigeants d'Areva, ont donné une conférence de presse, ce mercredi 21 mai, pour répondre aux attaques de la Cour des comptes. Spinetta a défendu les choix stratégiques du groupe, Lauvergeon, elle, sa personnalité.

Anne Lauvergeon et Jean-Cyril Spinetta montent au créneau. Les deux anciens dirigeants d'Areva ont répondu, ce mercredi 21 mai, en conférence de presse, aux attaques de la Cour des comptes. Les Sages de la rue Cambon critiquent notamment la personnalité de l'ancienne dirigeante à la tête du groupe. Sa mise au point était donc très attendue.

Anne Lauvergeon était attaquée personnellement, mais c'est Jean-Cyril Spinetta, l'ancien président du Conseil de surveillance entre 2009 et 2011, qui défend le premier le bilan de l'ancien tandem de direction.

La conférence de presse, précise-t-il, est d'ailleurs son initiative. Il dit "ne pas se reconnaître du tout" dans le pré-rapport de la Cour des comptes. Et ce qui le met "un peu sur les nerfs", ce sont les critiques sur les comptes d'Areva.

Il a donc défendu le rachat "stratégique" d'UraMin, le montant de l'acquisition. Il a rappelé que le dossier avait reçu le feu vert de l'Etat, et plus précisément du prochain directeur du Trésor, Bruno Bézard, alors directeur général de l'agence des participations de l'Etat.

Personnalité de pâquerette

Et après 1h30 de plaidoirie de l'ancien président, Anne Lauvergeon a enfin pris la parole pour se défendre, notamment sur son tempérament. Elle reconnaît avoir du caractère, mais dit-elle, "on ne peut pas créer le leader mondial du nucléaire en ayant une personnalité de pâquerette".

L'ancienne dirigeante trouve par ailleurs "très troublant" que la Cour des comptes ne parle que d'elle dans son pré-rapport, alors qu'Areva, ce sont 50.000 personnes, une gouvernance collégiale avec un directoire, un conseil de surveillance et un comité d'audit indépendant. "Je suis donc bien obligée de constater un certain acharnement sur ma personne", a conclu Anne Lauvergeon.

Thomas Sasportas