BFM Business

Areva change sa gouvernance 

Areva doit tourner la page après le départ de Luc Oursel, décédé en décembre dernier.

Areva doit tourner la page après le départ de Luc Oursel, décédé en décembre dernier. - Eric Piermont - AFP

Les actionnaires de l'entreprise ont approuvé la transformation de l'entreprise, désormais dotée d'un conseil d'administration. Cet organe doit, dans l'après-midi, approuver la nomination de Philippe Varin en tant que président et de Philippe Knoche au poste de directeur général.

Areva acte sa transformation. Ce jeudi 8 janvier, les actionnaires du groupe nucléaire public, réunis en assemblée générale, ont approuvé à 99,8% la nouvelle structure. Auparavant organisée en directoire et en conseil de surveillance, le groupe sera désormais une société avec conseil d'administration.

L'assemblée générale a également voté à plus de 99% les propositions de nomination de 8 administrateurs. Parmi eux, l'ancien patron de PSA, Philippe Varin, ainsi que Philippe Knoche, l'actuel numéro deux du groupe et qui a assuré de manière transitoire les responsabilités du président du directoire Luc Oursel, décédé le 3 décembre des suites d'une maladie.

Le conseil d'administration doit désormais se réunir dans l'après-midi pour désigner comme président Philippe Varin, qui avait été appelé en novembre chevet au du spécialiste de l'atome par l'Etat, actionnaire à près de 87%. Le conseil d'administration devrait également, sauf incident, nommer Philippe Knoche au poste de directeur général de l'entreprise.

Renforcer la structure financière

La transformation du groupe avait été souhaitée par l'Etat, désireux d'accroître le contrôle des actionnaires sur les décisions stratégiques. Areva avait en effet été critiqué au printemps 2014 dans un pré-rapport de la Cour des comptes qui s'était penchée sur la gestion de son ex-patronne, Anne Lauvergeon.

Confronté à des difficultés persistantes sur le marché du nucléaire, Areva veut présenter en février un plan de performance à moyen terme, qui passe par un renforcement de sa compétitivité et de sa structure financière, même si le groupe assure ne pas avoir immédiatement de problèmes de trésorerie.

Le 18 novembre, Areva avait annoncé renoncer à l'un de ses principaux objectifs financiers pour 2014 et avait suspendu l'ensemble de ses perspectives financières pour les deux années suivantes, ce qui lui avait valu d'être relégué en catégorie spéculative par l'agence de notation Standard and Poor's.

Le groupe, qui a essuyé une perte nette de 694 millions d'euros au premier semestre, souffre du retard du chantier du réacteur EPR en Finlande et du décalage dans le redémarrage de centrales nucléaires au Japon, mais aussi de l'atonie du marché des services aux installations existantes.

Y.D. avec AFP