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10.000 postes déjà supprimés chez Abengoa, d’autres à venir

Abengoa employait plus de 28.000 personnes il y a encore six mois.

Abengoa employait plus de 28.000 personnes il y a encore six mois. - AFP - Cristina Quicler

"Le géant espagnol des énergies renouvelables souffre d’un ralentissement de ses activités. Il a essuyé 1,2 milliard d'euros de pertes nettes en 2015 et risque de supprimer 500 emplois de plus en Espagne."

La douloureuse restructuration n’est pas terminée chez Abengoa. Le géant espagnol des énergies renouvelables a annoncé ce mardi un nouveau plan social en Espagne. Cela risque d’entraîner la disparition de "10% de ses effectifs" dans ce pays. L’entreprise s’est déjà séparée de plus d’un tiers de ses effectifs depuis la fin de l’année 2015. Elle emploie aujourd’hui 17.000 personnes dans le monde, dont 5.000 en Espagne, contre un total de 28.000 salariés dont 7.000 dans son pays d’origine il y a six mois.

Ces réductions drastiques d’effectifs font suite à de grosses difficultés financières. La firme, à la fois spécialisé dans l’ingénierie et la construction de sites de production d’énergie, solaire et biomasse; a essuyé 1,2 milliard d’euros de perte nette fin 2015. Le groupe s'est délcaré en défaut de paiement le 25 novembre, faisant chuter le cours de son action de 70%. Il fut l'un des fleurons de l'industrie espagnole. Mais depuis le mois de novembre, il s'est lancé dans une restructuration imposée par ses créanciers, sa dette ayant atteint plus de neuf milliards d'euros après des années d'investissements tous azimuts. La baisse de ses effectifs est à la fois liée à des ventes d'actifs, à des départs volontaires et à des licenciements.

Pré-dépôt de bilan

Ainsi, dans des pays comme le Brésil où il était très implanté, le groupe s'est séparé de milliers de travailleurs employés dans des plantations de canne à sucre, cultivée pour ses centrales biomasse.

Placé en pré-dépôt de bilan depuis la mi-novembre, Abengoa avait réussi le 28 mars à faire adopter par les trois quarts de ses créanciers une clause dite de "standstill" (gel de procédure). Elle permet de suspendre pendant sept mois toute demande de paiement anticipé de leur part et la vente de participations. Dans un communiqué publié mardi, le groupe indique vouloir se doter d'une "organisation plus efficace et compétitive".

A.R. avec AFP