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Yannick Bolloré: "Havas n'est pas à vendre"

Yannick Bolloré a pris la succession de son père à la tête d'Havas

Yannick Bolloré a pris la succession de son père à la tête d'Havas - -

Nommé officiellement président d'Havas le 30 août, Yannick Bolloré prend les commandes du groupe de publicité alors que se profile la méga-fusion Publicis-Omnicom. Quelles en seront les conséquences pour Havas ?

Quelle sera la place d'Havas dans la recomposition du secteur de la publicité après l'annonce, fin juillet, de la fusion Publicis-Omnicom ? Invité de Good Morning Business ce 2 septembre, Yannick Bolloré, qui a été officiellement nommé PDG d'Havas le 30 août en remplacement de son père Vincent, a apporté sa réponse.

"Nous sommes suffisamment grand mais nous avons aussi une taille humaine pour nous adapter à nos clients". Il a cependant concédé que "cette fusion est une formidable opportunité pour nous" , en permettant de récupérer des clients, mais aussi " un risque" en raison de la puissance du nouveau groupe.

Bon format

A la question : "Havas sera-t-il à vendre ?", Yannick Bolloré a répondu : "Havas a toute sa place pour continuer dans son format actuel". Le groupe compte en effet 16.000 collaborateurs avec une profitabilité en hausse, a rappelé le nouveau PDG. Le groupe Bolloré est actionnaire à hauteur de 37%.

Havas trop européen ? " L'Europe fait partie de nos continents fondamentaux avec un peu moins de 50% de notre activité. Mais je rappelle que l'Amérique est notre premier pays". Havas peut encore croître en Asie, a aussi estimé Yannick Bolloré. "Nous investisssons 70 à 80 millions s'euros par an", a-t-il rappelé. Ce qui devrait permettre de nouvelles acquisitions en Asie.

Enfin, interrogé sur la progression rapide de carrière, Yannick Bolloré a reppelé qu'il était dans la communication depuis une dizaine d'années, à Direct 8 en particulier. " Je trouve que le rythme de carrière est parfait", a-t-il lancé en réponse aux critiques sur ce point.

P.C