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Thibault Lanxade: "l'entreprise doit s'assurer de l'employabilité future de ses collaborateurs".

Thibault Lanxade sur le plateau de Good Morning Business le mercredi 27 mars.

Thibault Lanxade sur le plateau de Good Morning Business le mercredi 27 mars. - -

Le PDG d'Aqoba et candidat à la présidence du Medef était sur BFM Business ce mercredi 27 mars. Il y a formulé des propositions pour relancer l'emploi sans stigmatiser les chômeurs.

Le chômage a continué de flirter avec des records au mois de février. Le nombre de chômeurs a atteint 3,187 millions de personnes, tout près de son niveau historique de janvier 1997, à 3,2 millions. Autre record, celui de la durée moyenne d'inscription à Pôle emploi. Elle atteint 480 jours, du jamais vu depuis 13 ans. Sur BFM Business, ce 27 mars, le patron d'Aqoba et candidat à la succession de Laurence Parisot au Medef, a livré ses pistes de réflexion sur la question.

Un peu plus tôt sur le même plateau, le patron d'Ervor, Laurent Vronski avait estimé qu'il faillait remettre de l'insécurité dans les périodes de chômage pour forcer au retour au travail, à tout type d'emplois. Des déclarations auxquelles n'adhère pas totalement Thibault Lanxade.

"Ce qu'il dit n'est pas complètement faux, mais c'est insuffisant", estime-t-il. "Dit ainsi, cela donne le sentiment que le chômeur s'est mis dans une position confortable et qu'il va prendre le temps de retrouver un emploi" regrette-t-il. Pour le PDG de l'entreprise spécialisée dans les moyens de paiement, "ce n'est pas vrai".

Revoir l'indemnisation du chômage

Il propose de son côté de diminuer la durée d'indemnisation tout en la rendant plus intéressante afin de "dynamiser la recherche d'emploi". Mais il faut également d'autres dispositifs, selon Thibault Lanxade. "Il faut revoir l'accompagnement et la formation du chômeur, souligne-t-il, tout en s'assurant, en entreprise, de l'employabilité future des collaborateurs".

En somme, il faut accompagner le chômeur différemment, et mettre l'accent sur la formation, selon le candidat à la présidence du Medef. Pour lui, il y a une carence à ce niveau, ce qui explique qu'il y ait encore 800.000 emplois non-pourvus en France.

Autre problème de la France : la taille de ses entreprises. En Allemagne, le tissu d'entreprises, majoritairement de taille intermédiaire, est très élastique, ce qui permet de "jouer sur des accords de compétitivité". En France, quand une entreprise de 10 salariés a des difficultés, "il est tout à fait illusoire d'imaginer en supprimer 5 et de demander aux 5 qui restent des efforts", assure Thibault Lanxade.

N.G. et BFM Business