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Taxe à 75%: colère des clubs de football professionnels

Monaco ne sera pas concerné par cette taxe.

Monaco ne sera pas concerné par cette taxe. - -

Le syndicat des clubs de football professionnels, a regretté, ce lundi 30 décembre, la validation de la taxe sur les hauts revenus par le Conseil constitutionnel. Selon lui, 5% du chiffre d'affaires de la Ligue 1 va être injustement prélevé.

C'est tout sauf une surprise. Ce lundi 30 décembre l'UCPF, le syndicat des clubs de football professionnels, a qualifié de "triste nouvelle pour le football français" la décision du Conseil constitutionnel, qui a validé, dimanche 29 décembre, la taxe sur les hauts revenus.

"L'UCPF persiste à considérer cette taxe comme profondément injuste et antiéconomique", explique l'instance dans un communiqué transmis à l'AFP. "C'est environ 5% du chiffre d'affaires de la Ligue 1 qui va être ainsi brutalement prélevé en cours de saison sportive pour des rémunérations versées en 2013 à des salariés en CDD", a ajouté l'UCPF.

L'UCPF espère des "réformes de fond"

"Alors que le football professionnel français supporte le coût du travail le plus élevé des grands pays européens, l'UCPF interpelle d'ores et déjà les pouvoirs publics sur leur responsabilité quant aux conséquences de cette nouvelle imposition qui touche un secteur d'activité déficitaire, en perte de compétitivité internationale et dont l'équilibre général ne tient que grâce au soutien constant des actionnaires des clubs", a encore expliqué l'instance.

L'UCPF espère également des "réformes de fond" à prendre "dans les plus brefs délais" pour "améliorer la compétitivité des clubs français".

Monaco exempté

Le gouvernement avait pris ses précautions pour éviter une nouvelle censure. Bernard Cazeneuve, le ministre du Budget avait demandé le 13 décembre une nouvelle délibération dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances pour faire rejeter un amendement du PS qui visait à soumettre l'AS Monaco à cette taxe, cette équipe étant considérée comme un club étranger.

L'amendement risquait, selon le ministre, de fragiliser la taxe à 75%, que le Conseil constitutionnel avait déjà censurée en décembre 2012 avant qu'elle ne soit réintroduite sous une forme différente dans le projet de loi de finances pour 2014.

J.M. avec AFP