BFM Business

Partouche joue gagnant avec ses créanciers

Partouche va étudier quels casinos doivent être cédés.

Partouche va étudier quels casinos doivent être cédés. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

La dette du deuxième opérateur de casinos français vient d'être rééchelonnée. Partouche a jusqu'en 2022 pour payer les 233 millions d'euros qu'il doit à ses créanciers. Mais le groupe reste déficitaire et devra céder des établissements.

Partouche pourra prendre son temps pour se redresser et n'aura pas à mettre en place de plan social ou à vendre ses casinos dans l'urgence. L'opérateur de 47 casinos vient, en effet, d'annoncer ce 31 mars avoir trouvé un accord avec ses créanciers pour rééchelonner sa dette de 233 millions d'euros.

Le remboursement, qui devait se faire avant 2015, a été étalé jusqu'à 2022. Le taux d'intérêt passera également de 3,50 à 3,25% à partir du 16 décembre 2016.

"On retrouve de la liberté ", a commenté Fabrice Paire, président du directoire de Groupe Partouche. En contrepartie, Partouche devra rétrocéder à ses créanciers la moitié du produit de ses futures cessions.

"Il n'y a aucune obligation de cessions d'actifs", précise Fabrice Paire, avant d'ajouter: "nous avons accepté dans le cas où des cessions auraient lieu d'en partager le fruit à 50/50, de manière à permettre une accélération du désendettement".

Des pertes de 13 millions d'euros en 2012-2013

Depuis six ans, Partouche est déficitaire. Ses pertes ont atteint 13 millions d'euros lors de l'exercice 2012-2013. Le deuxième opérateur de casinos français, qui a ouvert son premier établissement en 1973, s'était placé en procédure de sauvegarde fin septembre 2013.

Le fonds d'investissement Oaktree, qui a racheté 38% de la dette du groupe, ne voulait pas entendre parler d'un rééchelonnement. Mais selon Le Figaro, les créanciers ont préféré accepter un compromis, plutôt que de voir le tribunal de commerce imposer l'étalement de la dette sur dix ans.

Partouche doit encore redresser ses résultats, à travers la vente d'actifs et la réduction des coûts. Le groupe emploie aujourd'hui 4.980 personnes, contre 6.100 en 2008. Il a également déjà cédé plusieurs casinos, et compte en vendre deux de plus, situés en Belgique.

J.S avec AFP