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Parc d'attractions: le Petit Prince investit l'Alsace

Aérophile mise sur le succès international du Petit Prince.

Aérophile mise sur le succès international du Petit Prince. - -

Le groupe parisien Aérophile, spécialisé dans les ballons captifs, va créer en Alsace un parc d'attractions dédié au héros de Saint-Exupéry à partir de juillet prochain. Un projet qui n'est pas sans risque financier.

Le Petit Prince au pays de la choucroute. Vendredi 13 décembre, le groupe parisien Aérophile, qui se revendique comme le leader mondial du ballon captif, a annoncé le lancement d'un parc d'attractions dédié au héros de Saint-Exupéry à Ungersheim (Haut-Rhin), entre Mulhouse et Colmar.

Le groupe précise que l'ouverture de ce parc est prévue pour l'été 2014. Parmi les réjouissances prévues: deux grands ballons captifs, trente attractions, trois salles de cinémas de 60 à 500 places ou encore deux labyrinthes.

Des infrastructures qui ont nécessité 10 millions d'euros d'investissements de la part d'Aérophile. La société va en outre embaucher une "cinquantaine de collaborateurs", dixit le communiqué de l'entreprise.

Miser sur le succès du Petit Prince en version allemande

L'un des fondateurs d'Aérophile, Jérôme Giacomoni, explique à l'AFP tabler sur "80.000 visiteurs la première année et 150.000 par an ensuite". "Nous sommes très confiants, d'autant que la notoriété du Petit Prince est exceptionnelle dans le monde entier. C'est le 3e ouvrage le plus lu au monde, hors livres religieux". Selon les Dernières Nouvelles d'Alsace, les tarifs seront de 22 euros pour les adultes, et 16 euros pour les moins de 12 ans.

Evidemment, l'entreprise mise aussi sur la proximité du site avec l'Allemagne et la Suisse alémanique, deux pays qui se situent dans un rayon de moins de 30km. Thomas Rivière, responsable de la marque Petit Prince, souligne d'ailleurs, sur l'Alsace.fr, que "la traduction allemande se vend à 350.000 exemplaires par an, c’est plus qu’en France".

Le projet n'en est pas moins risqué. En s'installant à Ungersheim, Aérophile a répondu à l'appel d'offre du Symbio, un syndicat mixte regroupant plusieurs collectivités haut-rhinoises. Cet appel d'offre avait été organisé pour pallier la fermeture d'un précédent parc à thème, le Bioscope, en septembre 2012

Le Bioscope avait accumulé 28 millions de pertes d'exploitation en six années d'existence. Au cours de sa dernière année pleine, il n'avait accueilli que 95.000 visiteurs, alors que son seuil de rentabilité était fixé à 300.000.

Julien Marion