BFM Business

Nautisme: comment le leasing a permis de "démocratiser la plaisance"

Alors que le Salon nautique ouvre ses portes à Paris, le patron de Dream Yacht Charter raconte, sur le plateau de 12H l'Heure H, le succès de son entreprise en misant sur la location pour ceux qui n'ont pas forcément le pied marin.

On fait grise mine du côté du Salon nautique de Paris… Avec la grève des transports, les allées sont clairsemées et les affaires risquent d'en pâtir. Mais pas Dream Yacht Charter, entreprise française, devenue numéro 1 mondial de la location de bateaux. Invité sur le plateau de 12H l'Heure H, son patron s'attend à des commandes au moins équivalentes à l'année dernière.

Il faut dire que le concept a le vent en poupe. L'entreprise propose d'abord de louer un bateau directement sur son lieu de vacances, sans être attaché à bateau particulier. Mais "l'autre aspect de la location, c’est le leasing où effectivement, les gens qui souhaitent acquérir un bateau, plutôt que d'acquérir un bateau et de l'avoir dans un seul endroit et ne pas en profiter pleinement, viennent nous voir, font l'acquisition d'un bateau au travers un leasing, dans 90% des cas" explique Loïc Bonnet, PDG fondateur de Dream Yacht Charter.

"Et au lieu de n'aller que sur leur bateau", ils vont pouvoir utiliser "l'ensemble de la flotte" dans le monde, selon un "nombre de semaines de jouissance déterminé", sans le "tracas de la gestion du bateau". En échange, les propriétaires reçoivent aussi un revenu net.

L'avantage, c'est que l'entreprise propose désormais 61 destinations. Et pas que les tropiques. "On va ouvrir au printemps la Norvège" indique son patron qui vise, en réalité, deux clientèles : les plaisanciers qui "peu ou prou savent faire du bateau" et qui représentent 5% des clients. Et puis les autres, "qui ont fait le succès de Dream Yacht ces 20 dernières années." C'est-à-dire des touristes au sens large. "On est sorti de l'univers de la plaisance" explique Loïc Bonnet, "pour amener sur les bateaux le reste de la population (...) qui n'y avait pas accès, soit parce qu'ils pensaient que c'était trop cher". Ou tout simplement parce qu'ils n'osaient pas. "Aujourd'hui, on a démocratisé la plaisance" se félicite l'entrepreneur.

Avec un prix, tout de même, conséquent: une semaine aux Caraïbes en haute saison, c'est "1500 euros par personne hors aérien mais tout inclus" indique-t-il.

Thomas Leroy