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Macron: "C’est évident que Kering fait l’objet d’un contrôle fiscal"

L’affaire d’évasion fiscale du groupe de luxe Kering, "c’est évident qu’elle fait actuellement l’objet d’un contrôle fiscal", a indiqué le président Emmanuel Macron ce dimanche, tout en se défendant d’avoir un rôle à jouer dans le déclenchement de telles enquêtes.

Emmanuel Macron a laissé entendre ce dimanche soir, à l’occasion de l’interview que donnait le président de la République à BMTV, RMC et Médiapart, que le groupe de luxe Kering faisait actuellement l’objet d’un contrôle fiscal en France.

Le président était interrogé sur la fraude fiscale, qui atteint de 60 à 80 milliards d’euros par an en France, et sur le cas concret de Kering, la maison-mère de Yves Saint Laurent et Balenciaga. Le groupe dirigé par François-Henri Pinault aurait évadé "2,5 milliards d’euros d’impôts dont 200 millions concernent la France", selon une enquête de Médiapart. Une information qui a donné lieu à l’ouverture d’une enquête des services fiscaux italiens.

"Vous en avez fait l’expérience"

Ce serait également le cas en France, à écouter Emmanuel Macron. "Croyez-vous une seule seconde que le contrôle fiscal français est resté inactif face à cela? Mais croyez-vous que le président donne des consignes aux services fiscaux ?", a demandé le président à Edwy Plenel.

"Le président de la République, ni aucun ministre, ne donne pas d’instruction en matière de contrôle fiscal. Ni pour diligenter un contrôle, ni pour en affranchir un autre, ce n’est pas possible", a-t-il martelé. Mais "l’administration fiscale, lorsqu’elle voit un article de presse comme celui-là, lance immédiatement une enquête, vous en avez fait l’expérience", a-t-il conclut. Donc "Cette affaire dont vous parlez, c’est évident qu’elle fait actuellement l’objet d’un contrôle fiscal".

N.G.