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Les tour-opérateurs ont perdu près de 10% de leur clientèle en 2013

La Tunisie perd de plus en plus de son attrait.

La Tunisie perd de plus en plus de son attrait. - -

Le Syndicat des entreprises du Tour Operating (Seto) a annoncé, ce mardi 10 décembre, que les voyagistes ont perdu 650.000 clients cette année. Des mauvais chiffres qui s'expliquent essentiellement par l'environnement économique.

2013 restera comme une année noire pour les tour-opérateurs. Selon les statistiques publiées ce mardi 10 décembre par le Syndicat des entreprises du Tour Operating (Seto), les voyagistes français ont perdu sur un an près de 10% de leur clientèle, soit environ 650.000 voyageurs.

Entre novembre 2012 et fin octobre 2013, les 70 membres du Seto ont ainsi fait voyager 6,67 millions de clients, contre 7,33 millions à périmètre comparable un an plus tôt.

Les groupes ont revu en baisse certaines capacités pour s'adapter à une demande en recul. "Ce n'est pas brillant", a résumé le patron du Seto, René-Marc Chikli, en présentant ces résultats lors du forum annuel des voyagistes français à Deauville.

"Le pire exercice reste celui de 2008-2009" au démarrage de la crise économique, "mais on flirte aujourd'hui avec le pire, après déjà deux années de mauvais résultats", et "rien n'est gagné pour 2014", a-t-il déclaré.

L'été moins mauvais que l'hiver

René-Marc Chikli a toutefois souligné que "l'été a été un peu moins mauvais que l'hiver. Et la baisse a été plus marquée sur le long-courrier que sur le moyen-courrier".

Les causes de ces mauvais chiffres: la crise économique qui a pesé sur les budgets des vacanciers, des clients qui, à l'heure d'internet, organisent de plus en plus seuls leurs vacances et une désaffection de destinations phares comme la Tunisie et l'Egypte.

L'année 2013 a ainsi été marquée par une chute de 32% des départs vers la Tunisie en raison des troubles dans ce pays, et par un non-redémarrage de la destination Egypte, autrefois destination phare mais aujourd'hui boudée par les Français en raison de la crise politique et déconseillée par le Quai d'Orsay.

J.M. avec AFP