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Les grands travaux culturels victimes de la rigueur en 2013

La ministre de la Culture contrainte d'accepter une baisse de son budget

La ministre de la Culture contrainte d'accepter une baisse de son budget - -

Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture et de la Communication, a reconnu ce matin sur BFMTV et RMC que son budget allait baisser en 2013. Principales victimes : les grands travaux culturels.

Invitée, jeudi 30 août, de BFMTV et RMC, la ministre de la Culture et de la Communication, a refusé de donner un montant exact de la baisse de son budget pour 2013 ni le nombre de suppression de postes de fonctionnaires.

En guerrilla depuis des semaines avec le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, sur l'effort financier à réaliser en 2013, Aurélie Filippetti a cependant reconnu qu'il faudra faire des coupes dans certains crédits.

Le musée voulu par Nicolas Sarkozy sacrifié

Les principales victimes seront les grands chantiers culturels, qui seront annulés ou reportés. La construction d'un musée de l'histoire de France, voulu par Nicolas Sarkozy, n'est plus d'actualité. Mais la restauration de nombreux édifices culturels ou classés devrait également faire les frais des coupes budgétaires.

En revanche, la ministre a confié que les crédits destinés aux spectacles vivants et à la création seraient augmentés.

Favorable à l'extension de la redevance audiovisuelle

Concernant le financement de la télévision publique, Aurélie Filippetti a trouvé curieux que l'on évoque la disparition de la taxe sur les opérateurs mobiles avant même une décision des instances européennes.

La semaine dernière, le ministre du Budget avait évoqué la possibilité d'un retour de la publicité après 20 heures. Une solution écartée immédiatement par Matignon.

Au cas où cette redevance serait déclarée non conforme aux textes européens dans quelques mois, elle a affirmé qu'il existait "un panel de solutions" pour trouver un financement alternatif.

A titre personnel, elle serait favorable à l'élargissement de l'assiette de la redevance audiovisuelle en taxant les résidences secondaires, même à un taux réduit. Elle désapprouve, en revanche, la hausse de la redevance au-delà de l'inflation.

Patrick Coquidé