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Le sud-coréen KT fait une offre sur Maroc Telecom

Le sud-coréen KT et le qatari Qtel seraient en pole position pour conclure avec Jean-René Fourtou, le patron de Vivendi

Le sud-coréen KT et le qatari Qtel seraient en pole position pour conclure avec Jean-René Fourtou, le patron de Vivendi - -

Vivendi cherche à vendre les 53% qu'il détient dans l'opérateur historique marocain. Ce dernier pourrait être le premier actif cédé par le groupe.

Finalement, Maroc Telecom pourrait bien être le premier actif télécoms vendu par Vivendi. Mercredi 26 décembre, l'opérateur sud-coréen KT a déclaré avoir déposé une offre préliminaire et informelle (non engageante) sur les 53% détenus par le français.

Selon des sources industrielles, l'autre candidat bien placé est l'opérateur qatari Qtel, mais il serait handicapé par l'opposition de Rabat.

Deux autres candidats ont été mentionnés: l'émirati Etisalat et le français Orange. Interrogé, l'opérateur français dit "ne pas avoir déposé d'offre formelle à ce stade compte tenu des niveaux de valorisation", mais refuse de dire s'il a déposé ou non une offre informelle. Début décembre, son PDG Stéphane Richard déclarait au Figaro que racheter Maroc Telecom "pourrait être stratégiquement intéressant, mais il n’est pas question de se laisser enfermer dans un calendrier ni dans une valorisation".

En clair, Orange trouve trop gourmand Vivendi, qui aimerait récolter 5,5 milliards d'euros dans l'affaire, qu'il n'a payée que 3,75 milliards et qui ne vaut en bourse que 4,7 milliards. Vivendi aurait confié le mandat de cession à Lazard et au Crédit Agricole, selon le Financial Times.

Quatre offres sur GVT

L'autre cession bien avancée est celle du brésilien GVT. Vivendi l'avait racheté en 2009 pour 2,85 milliards d'euros, puis y a investi un milliard supplémentaire. Les analystes estiment que GVT vaut aujourd'hui 5,7 milliards, mais Vivendi en voudrait 7 milliards. Un mandat de vente a été confié à Rothschild et Deutsche Bank, tandis que Crédit Suisse s'est vu confier la préparation d'une introduction en bourse au cas où la vente échouerait.

Selon Reuters, quatre offres de plus de 6 milliards d'euros auraient été déposées fin novembre par le bouquet américain DirecTV, le mexicain America Movil dirigé par Carlos Slim, un fonds d'investissement, et le câblo-opérateur américain Liberty Global dirigé par John Malone, mais ce dernier a ensuite démenti.

De son côté, Dow Jones avait indiqué que la banque brésilienne BTG Pactual avait déposé une offre, de même qu'un consortium regroupant les fonds KKR, JP Morgan et Cambuhy Investments. Enfin, le dossier serait aussi examiné par l'italien Telecom Italia. Des offres définitives devraient être déposées début janvier. Interrogé, Vivendi s'est refusé à tout commentaire.

Jamal Henni