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Le rival de LVMH songe à supprimer 350 postes

Cartier est l'une des marques phares de Richemont

Cartier est l'une des marques phares de Richemont - Richard Juillart - AFP

Le numéro 2 du luxe Richemont envisage de réduire ses effectifs de 350 emplois en Suisse cette année selon le Temps. Ce en raison de la situation difficile du marché de l'horlogerie.

Richement prêt à rogner dans ses effectifs. Le groupe suisse numéro deux mondial du luxe envisage de supprimer 350 emplois en Suisse cette année dans un contexte difficile pour le marché de l'horlogerie, a affirmé samedi le quotidien suisse Le Temps.

Richemont, qui rivalise avec le groupe français LVMH, numéro un du secteur, "étudie un ajustement des capacités de production de certaines manufactures horlogères avec les partenaires sociaux et les autorités compétentes", écrit le journal, citant un document interne.

Ce plan, confirmé au journal par un porte-parole de Richemont, pourrait toucher 350 personnes en Suisse, ajoute le journal. Le groupe basé à Genève, propriétaire de marques comme Cartier, Piaget, Jaeger LeCoultre et IWC, n'a pu être joint directement pour donner d'autres détails sur ses projets.

Le document cité par Le Temps précise que cet "ajustement" est rendu nécessaire par la situation "difficile" du marché de l'horlogerie, conséquence d'un ralentissement "significatif" du tourisme en Europe depuis les attentats de Paris en novembre 2015, et d'une appréciation du franc suisse.

Des mesures d'accompagnement

Richemont assure toutefois que des mesures d'accompagnement seront proposées "pour limiter au maximum les réductions d'effectifs". Sur le trimestre allant d'octobre à décembre 2015, les ventes du groupe genevois ont progressé de 3% en rythme annuel, profitant de la faiblesse de la monnaie unique lors de la conversion des comptes en euros, mais elles ont reculé de 4% hors effets de change.

En 2015, les exportations horlogères suisses ont enregistré leur premier déclin sur une année depuis 2009, se contractant de 3,3%. En janvier, les exportations du secteur ont reculé de 7,9% à 1,5 milliard de francs suisse (1,3 milliard d'euros), selon la Fédération de l'industrie horlogère suisse.