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Le PDG de TF1 renonce à une partie de son salaire

Gilles Pélisson, PDG de TF1.

Gilles Pélisson, PDG de TF1. - XAVIER LEOTY / AFP

Le patron de TF1 Gilles Pélisson a renoncé à 510.232 euros correspondant à la part variable de son salaire pour l'année 2016. Une décision qui intervient alors que les résultats financiers de la première chaîne d'Europe sont jugés décevants.

Faute de bons résultats, le PDG de TF1 Gilles Pélisson a renoncé à la part variable de son salaire pour 2016, comme l'avait déjà annoncé BFM Business il y a un peu plus d'un mois. "Les résultats n'étant pas à la hauteur, Gilles Pélisson a renoncé à une part conséquente de sa rémunération variable", a expliqué le directeur financier Philippe Denery, en réponse à la question d'un actionnaire au cours de l'assemblée générale . 

Gilles Pélisson, devenu PDG de TF1 en février 2016, aurait dû percevoir une rémunération de 1,3 million d'euros pour l'an dernier, dont 510.232 euros de part variable. La rémunération variable est fixée en fonction de l'atteinte de cinq objectifs financiers et qualitatifs, dont deux ont été atteints l'an dernier.

Gilles Pélisson a décidé de renoncer au versement de cette part variable et devrait recevoir une rémunération brute avant impôts de 819.577 euros. Par comparaison, son prédécesseur Nonce Paolini avait touché plus de deux millions d'euros de rémunération brute en 2015 (dont 1 million de part variable) et 2,4 millions en 2014 (dont 1,4 million de part variable).

Un bénéfice net en chute de 58%

TF1 a accusé une chute de 58% de son bénéfice net à 41,7 millions d'euros l'an dernier alors que le marché publicitaire dont il tire plus de 70% de ses revenus reste stable. Le groupe a dû débourser 46 millions d'euros de droits sportifs pour l'Euro-2016 de football et a souffert par ailleurs de la comparaison avec des exercices précédents gonflés par les revenus de cession de sa part dans Eurosport.

À l'issue de cet exercice, TF1 a versé un dividende de 0,28 euro par action soit 58,6 millions d'euros au total. "L'année 2016 a été une année difficile, il nous a paru légitime de ne pas augmenter le dividende une année qui était tendue", a expliqué aux actionnaires Gilles Pélisson.

P.L avec AFP