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La marque Reebok d'Adidas convoitée par des investisseurs

Reebok avait été racheté en 2006 par Adidas

Reebok avait été racheté en 2006 par Adidas - Christof Stache - AFP

Un consortium d'investisseurs de Hong Kong et d'Abou Dhabi proposerait 2,2 milliards de dollars à Adidas pour pouvoir reprendre Reebok, selon le Wall Street Journal. Une lettre devrait être envoyée "de manière imminente" à la direction de l'équipementier allemand.

Reebok suscite les convoitises. Un consortium d'investisseurs s'apprête à proposer 2,2 milliards de dollars, soit 1,7 milliard d'euros, à Adidas, pour pouvoir récupérer cette marque, selon le Wall Street Journal, du dimanche 19 octobre,

Des sources proches du dossier ont indiqué au quotidien d'affaires américain que Jynwel Capital, le fonds d'investissement de la famille asiatique Low, et des fonds liés au gouvernement d'Abou Dhabi comptent envoyer "de manière imminente" une lettre à la direction d'Adidas.

Ils devraient y faire valoir que la marque Reebok aura de meilleures perspectives d'avenir si elle retrouve son indépendance.

Elle pourrait aussi poursuivre de manière plus sereine, à l'abri du regard des investisseurs boursiers, ses efforts pour regagner du terrain sur le marché américain.

Une année difficile pour Adidas

Le Wall Street Journal précise qu'il est difficile de dire quelles suites Adidas pourrait donner à cette offre.

L'équipementier allemand avait acheté Reebok en 2006 pour 3,1 milliards de dollars, avec l'espoir de mettre davantage la pression sur son grand rival, le groupe américain Nike.

Cela n'a pas empêché ce dernier d'énormément augmenter sa part de marché aux Etats-Unis.

Adidas connaît jusqu'ici une année difficile. Il avait dû revoir ses ambitions en nette baisse cet été, disant ne plus attendre qu'un bénéfice net de 650 millions d'euros contre 830 à 930 millions espérés auparavant. La presse allemande a relayé la grogne de plusieurs gros investisseurs institutionnels, mécontents de l'action du patron Herbert Hainer.

En mai dernier, Ingo Speich, le dirigeant d'un fonds qui détient une part de 0,89% dans Adidas déplorait ainsi que "même sur le terrain du football allemand, Nike fait de plus de l'ombre à Adidas". "Les athlètes sont jugés sur leurs capacités à atteindre leurs buts. Il doit en être de même avec les directeurs des équipementiers sportifs", affirmait-il.

J.M. avec AFP