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La contribution de la FDJ au PIB de la France évaluée à 5,1 milliards

La FDJ a vu ses ventes augmenter de 4,6% l'an dernier.

La FDJ a vu ses ventes augmenter de 4,6% l'an dernier. - Franck Perry - AFP

La Française des Jeux, qui a enregistré en 2016 un bénéfice de 176 millions d'euros et un chiffre d'affaires record de 14,3 milliards d'euros, a, pour la première fois, mesuré sa contribution économique à la richesse nationale.

La FDJ est partie à la conquête des clients perdus. La Française des Jeux a lancé, en 2015, un plan d'investissement de 500 millions d'euros sur 5 ans pour s'adapter à la révolution du numérique. Et elle espère, grâce à ce plan, séduire un million de nouveaux clients. Un pari ambitieux alors que sa base de clients s'érode d'année en année. Même si, en 2106, elle s'est stabilisée.

Il faut dire que l'an dernier s'est déroulé dans les clous. "C'est une année conforme à nos attentes", a précisé Stéphane Pallez, présidente de la FDJ. Le bénéfice net s'est élevé à 176 millions d'euros sur l'exercice 2016, soit une hausse de 10,7%, contre 159 millions l'an dernier. Le chiffre d'affaires, déjà publié fin janvier, a atteint un record de 14,3 milliards d'euros, et le produit brut des jeux de la société a augmenté de 2,8%, à 4,8 milliards d'euros. Son résultat opérationnel a pour sa part progressé de 3,5%, à 243 millions d'euros.

52.000 emplois

Ces résultats sont d'autant plus importants que la FDJ joue un vrai rôle dans les finances publiques. L'entreprise détenue à 72% par l'État a pour la première fois mesuré sa contribution économique à la richesse nationale. Elle a pris en compte les effets directs (production des entités françaises associées à la FDJ), indirects (consommations intermédiaires et investissements), induits (dépenses des employés directs et indirects) et catalytiques (contribution spécifique de l'activité jeux au budget de l'État).

Et la FDJ, en partenariat avec le cabinet BIPE, a calculé avoir participé en 2016 au PIB à hauteur de 5,1 milliards d'euros dont 3,3 milliards d'euros de contribution spécifique de l'activité jeux au budget de l'État. Cela représente 0,2% de PIB au niveau national. La FDJ a ainsi "créé ou pérennisé 52.000 emplois" sur l'ensemble du territoire, dont 19.500 dans son réseau de commerces de proximité, a-t-elle encore affirmé.

Concertation avec le PMU

Pour l'année 2017, la FDJ se montre prudente. Si la Française des Jeux n'a pas avancé d'objectifs chiffrés, elle a néanmoins rappelé vouloir dépasser la barre du milliard d'euros de ventes numérisées pour l'année 2017. "Cette année, nous avons lancé la nouvelle formule Loto, le jeu à gratter de la candidature Paris 2024 (...) nous avons continué à prospecter et à renforcer notre réseau pour maintenir un nombre de points de vente élevé sur l'ensemble du territoire", a précisé Stéphane Pallez.

Mais un coup de frein vient de survenir sur un des segments de développement majeur de la FDJ, les paris sportifs. Elle devait expérimenter début avril l'extension à ses points de vente du "live betting," qui permet aux joueurs de miser durant les rencontres sportives et pas seulement avant le coup d'envoi. Le "live betting", qui n'est pas autorisé pour les courses hippiques, est limité actuellement aux paris sportifs réalisés en ligne. Mais Bercy a préféré faire marche arrière et suspendre l'expérimentation face à la colère des professionnels des courses hippiques. Ils estimaient que ce test allait accroître la concurrence de la FDJ avec le PMU, et mettre en péril la filière cheval, financée par les paris hippiques.

"Cette expérimentation est suspendue, mais pas pour ne pas être faite. Cette suspension a pour but de se concerter avec le PMU", précise Stéphane Pallez. Et d'ajouter que "la FDJ a proposé un test visant à l'identification des clients de paris sportifs dans seulement cent points de vente qui ne proposent pas l'offre PMU. Il ne s'agit pas de live betting, paris ouverts en permanence sur internet disponibles partout en France en mobilité (mobile-tablette-PC), mais d'un service incitant à l'identification des parieurs comme le souhaitent les pouvoirs publics".

Diane Lacaze avec AFP