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L’audiovisuel public bientôt dirigé par une seule et même personne?

François Nyssen, la ministre de la Culture.

François Nyssen, la ministre de la Culture. - Ludovic Marin - AFP

La ministre de la Culture souhaiterait une présidence commune pour France Télévisions, Radio France et France Médias Monde. Une option qui répondrait, en partie, à la volonté d'Emmanuel de "rapprocher" les différentes sociétés.

La réflexion sur l’avenir de l’audiovisuel public se poursuit, portée par la volonté d’Emmanuel Macron de rapprocher ses diverses composantes. Mais ses contours semblent désormais se dessiner. Le Monde rapporte en effet que François Nyssen, la ministre de la Culture, souhaite une présidence commune pour France Télévisions, Radio France et France Médias Monde (composé notamment de France 24 et RFI).

Cette réforme permettrait d’accroître la collaboration entre les différentes entités citées, comme le souhaite l’exécutif - évidemment en vue d’effectuer des économies. Une collaboration illustrée notamment par le récent lancement de Franceinfo, réunissant une même offre sous différentes formes: télévision, radio et numérique.

Elle aurait également pour effet de mettre fin prématurément aux mandats en cours, en particulier celui de la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte.

Une étape vers une réforme plus profonde?

Cette solution, si elle était retenue, mettrait un terme au flou entretenu par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, le candidat ayant simplement évoqué un "rapprochement" entre les sociétés de l’audiovisuel public. Dès lors, plusieurs options ont régulièrement été évoquées.

Outre une présidence commune, la création d’une holding pour gérer certaines fonctions des différentes sociétés en fait partie. Une idée défendue par Marc Schwartz, l’ex-directeur de cabinet de François Nyssen et proche d’Emmanuel Macron.

Autre solution: une fusion pure et simple des différentes entités, afin de donner forme à une "BBC à la française". Mais cette formule aurait, entre autres inconvénients, un coût non négligeable. Notamment car, comme le rappelle Le Monde, cela nécessiterait d’aligner les rémunérations entre les salariés de Radio France et ceux de France Télévisions.

L’idée d’une seule et même personne à la tête de l’audiovisuel public semble donc tenir la corde, même si les arbitrages à ce sujet n’ont pas encore été rendus. Reste à savoir si le gouvernement ne l’envisage pas comme une étape en vue d’une réforme plus profonde.

Y.D.