BFM Business

Kering tente de repositionner Gucci

François-Henri Pinault, le patron de Kering, explique le ralentissement de Gucci par une baisse des ventes en Chine.

François-Henri Pinault, le patron de Kering, explique le ralentissement de Gucci par une baisse des ventes en Chine. - -

Les ventes de la célèbre marque de luxe italienne ont reculé de 2,1%. L'actionnaire de Gucci, le groupe Kering, a donc décidé d'en accélérer le recentrage.

Gucci décélère en 2013. La marque phare du groupe de luxe Kering publiait ses résultats, ce vendredi 21 février. Gucci a connu une année difficile avec des ventes qui ont reculé de 2,1%. Un ralentissement qui inquiète les analystes. Cette marque représente les deux tiers du résultat opérationnel du groupe.

Un ralentissement des flux touristiques en Europe et une baisse des ventes en Chine: ce sont les deux raisons avancées par Kering pour expliquer la mauvaise performance de Gucci, la première marque du groupe et la deuxième au niveau mondial, derrière Louis Vuitton.

Nous sommes loin des croissances à deux chiffres que Gucci connaissait il y a quelques années. On termine même 2013 sur un repli de 2%.

Des logos moins voyants

Pour relancer les ventes, Kering a décidé de donner un grand coup d'accélérateur à sa stratégie d'élévation de la marque. On ne trouve plus aujourd'hui de produits d'entrée de gamme. 25% des références ont été supprimées, et le prix moyen des sacs a augmenté de 40% en 5 ans. Côté magasins, tous ceux qui n'étaient pas rentables ont été fermés.

Le groupe a repris en propre un certain nombre de franchisés pour dit-il, maintenir l'exclusivité de la marque et sa "désirabilité". Et puis, comme pour LVMH, la part des sacs avec logo diminue petit à petit pour conquérir une clientèle à la recherche de produits plus sophistiqués.

Hélène Cornet