BFM Business

JO 2024: Paris revoit sa copie pour éviter les dérapages financiers

Paris veut éviter les dérapages budgétaires

Paris veut éviter les dérapages budgétaires - Christophe Simon - AFP

Les organisateurs des Jeux olympiques ont décidé d'alléger la facture dédiée à la construction des équipements sportifs. Ainsi, le centre aquatique de Saint-Denis va être en partie démontable, pour que des piscines soient réutilisées ailleurs dans le département.

Pour Paris, il est hors de question de connaître les dérapages budgétaires connus lors des Jeux olympiques d'Athènes et de Pékin. Jeudi, des représentants du Comité d'organisation (Cojo), de l'Etat, de la ville de Paris, de la région Ile-de-France, et des collectivités de la Seine-Saint-Denis vont entériner la dernière mouture du projet concernant la construction des infrastructures prévues pour les JO de 2024. Il a fallu procéder à des arbitrages pour éviter les risques potentiels de surcoût, évalués à 700 millions d'euros dans un rapport publié en mars par l'inspection générale des finances (IGF).

Le point le plus chaud, qui concentre à lui seul un tiers du dérapage potentiel, est le centre aquatique qui doit voir le jour à Saint-Denis (93). Son coût final est évalué à 260 millions d'euros, alors que le projet initial tablait sur 160 à 170 millions d'euros. Selon Les Echos, les organisateurs vont s'orienter vers la construction de structures démontables. Le complexe sera composé de cinq bassins, dont trois piscines temporaires qui pourront êtes réinstallées une fois les JO terminés dans le département de Seine-Saint-Denis. Ce nouveau montage permet d'abaisser la facture à 83 millions.

Pas de bretelle d'autoroute

L'économie vient aussi du fait que c'est le Cojo qui financera ces bassins, et non plus les pouvoirs publics et la Société de Livraison des Ouvrages Olympiques (Solideo), précise le quotidien.

Le Cojo met 120 millions d'euros de plus sur la table, mais il économisera 50 millions en rapatriant sur le site de Saint-Denis les compétitions de water-polo qui devaient se tenir à la Courneuve. Toujours pour abaisser les coûts, les épreuves de badminton se dérouleront au Grand-Palais, et non plus sur la zone du Bourget (93).

Le village olympique va lui aussi être modifié, afin de faire passer la facture de 617 millions à 599 millions. Autre coup de rabot : la bretelle d'autoroute, qui devait faciliter l'accès au village des médias implanté au Bourget, a été supprimée, avec à la clé 40 millions d'économisés.

C.C.