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Hermès tire son épingle du jeu dans un marché sous pression

Une mannequin à un défilé d'Hermès

Une mannequin à un défilé d'Hermès - François GUILLOT avec AFP

En dépit d’un marché du luxe en difficulté, Hermès a réalisé un excellent premier semestre, porté par sa division phare, la maroquinerie. Toutefois, la croissance de ses ventes en 2016 devrait rester inférieure à ses objectifs à moyen terme.

Les investisseurs ont salué la publication d’Hermès ce jeudi, l’action du groupe de luxe gagnant 4,56% à 370,25 euros. Il faut dire que sur la première partie de l’exercice, le géant français de la mode a eu tout bon. Ses ventes ont progressé de 7% à 2,44 milliards d’euros, portées par la bonne tenue de l’activité de maroquinerie (+16%), grâce à la montée en puissance des trois sites de production, situés en Charente, en Isère et en Franche-Comté. Si les divisions parfums (+4%) et horlogerie (+1%) ont légèrement progressé, les activités vêtements et accessoires (-2%), et soie et textiles (-7%) ont connu pour leur part plus de difficultés, pénalisées par les récents événements en Europe et par le ralentissement de la croissance en Chine et aux États-Unis.

Un marché du luxe morose

Des performances remarquables quand on sait que le marché mondial du luxe est touché par une faible croissance des ventes, en raison d’un marché américain subissant la hausse du dollar, un marché européen que les touristes ont tendance à délaisser ainsi que l’instabilité au Moyen-Orient. Le cabinet de conseil Bain & Co va jusqu’à penser "que le marché devrait toucher un point bas cette année".

Des perspectives prudentes

Hermès compte poursuivre "sa stratégie de développement à long terme fondée sur la créativité, la maîtrise des savoir-faire et une communication singulière", comme l’indique le groupe dans son communiqué.

Cependant, comme annoncé lors de la publication du chiffre d`affaires et des résultats 2015, "la croissance des ventes en 2016 pourrait être inférieure à l’objectif moyen terme de progression du chiffre d'affaires à taux constants de l’ordre de 8% en raison des incertitudes économiques, géopolitiques et monétaires dans le monde".

Farès Bendjouadi