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George Michael, une star dont la fortune dépassait 150 millions de dollars

En 30 ans de carrière, le musicien aura vendu plus de 100 millions de disques, en groupe et en solo, soit autant que David Bowie ou Prince. Un succès qui a rapporté beaucoup à l'auteur, compositeur et producteur.

L'année 2016 aura vu s'éteindre d'immenses grands noms de la musique jusqu'à son terme. Le chanteur George Michael est le dernier en date. Son agent a confirmé son décès à 53 ans, de mort naturelle, le 25 décembre.

Comme deux autres de ses compères eux aussi décédés cette année, David Bowie et Prince, George Michael était une superstar, avec plus de 100 millions d'albums vendus. Loin derrière le milliard de Michael Jackson et Elvis Presley, ou les 300 millions de son ami Elton John, mais deux fois plus que Bob Dylan, Johnny Cash ou Robbie Williams.

La manche dans le métro

Au tout début de sa carrière, le chanteur britannique d'origine grecque faisait la manche dans le métro en chantant des chansons de Queen. Après une carrière longue de 30 ans, sa fortune s'élevait à plus de 150 millions de dollars, selon The Richest.com. Ce qui fait de l'interprète de "Faith" et "Careless Whisper" l'un des chanteurs les plus riches de Grande-Bretagne.

George Michael a cumulé les succès. D'abord au sein de Wham, fondé en 1981 avec son meilleur ami du lycée, Andrew Ridgeley. Le duo chéri des adolescents verra quatre de ses singles classés numéro 1 en Grande-Bretagne, dont les fameux "Wake me up before you go-go" et "Club Tropicana".

Le groupe au succès planétaire devient, en 1985, le premier groupe occidental à se produire en Chine. Mais un an plus tard, il implose, et George Michael continue sa carrière en solo, avec un succès monumental.

Son tout premier album, "Faith", atteint les 20 millions de vente. Un cinquième du total de tous les disques qu'il vendra. Bien aidé par le petit parfum de scandale laissé par son single "I Want Your Sex", censuré par la BBC au Royaume-Uni. Son visage se décline à l'infini sur les pin's et les tee-shirt de la jeunesse branchée, et les concerts s'enchaînent. Plus de 170 à travers le monde.

Des concerts qui, à l'exception des nombreux qu'il donne bénévolement au titre de la lutte contre le sida, lui rapportent énormément. Presque 50 millions de livres en deux ans, entre 2006 et 2008, selon une enquête du Telegraph. Notamment grâce à ses contrats de concerts privés pour de riches hommes d'affaires. Une activité extrêmement rémunératrice. Un oligarque russe lui a par exemple versé 1 million de livres pour chanter 13 chansons au réveillon du nouvel an. À cette époque, selon les calculs du Telegraph, le chanteur gagne 1,6 million de livre pour une heure de travail.

Un conflit avec sa maison de disques 

Et c'est sans compter ses royalties. En effet, George Michael, artiste le plus diffusé à la radio britannique, toutes fréquences confondues, entre 1984 et 2004, écrit et compose la majeure partie de ses titres. Il devient même son propre producteur, après son conflit avec Sony, en 1990. Une collaboration qui se termine dans la douleur.

Épuisé par la promotion de Faith, le chanteur met trois ans à sortir un second album solo, "Listen Without Prejudice Vol. 1". Mais il décide de ne plus faire de promotion, de ne plus apparaître dans ses clips, afin, explique-t-il, de "préserver sa santé mentale". Sa maison de disque ne l'entend pas de cette oreille, et annule la parution du volume 2 de "Listen Without Prejudice". Le chanteur attaque alors Sony en justice, un procès fleuve, qu'il finira par perdre. Il devra verser 10 millions de livres à la major.

Une traversée du désert dans les années 90

Le chanteur connaît ensuite une traversée du désert dans les années 90. Il renoue avec le succès en 2004 grâce à l'album Patience. Et son tout dernier, Symphonica, sorti en 2014, est devenu disque d'or la même année. Mais ses ventes n'ont plus rien à voir avec celles de "Faith".

Son patrimoine se compose à la fin de sa vie d'une superbe maison victorienne à South Kensington, l'un des quartiers les plus chics de Londres. Sa valeur était estimée en 2010, par le site The Richest, à 11 millions de dollars. S'y ajoute une propriété dans la cité balnéaire de Palm Beach en Australie, que le même site évaluait à 6 millions de dollars.

Nina Godart