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France Loisirs ferme ses boutiques en Corse

Avec la fermeture des boutiques d'Ajaccio et de Bastia, l'enseigne France Loisirs quitte la Corse. (image d'illustration)

Avec la fermeture des boutiques d'Ajaccio et de Bastia, l'enseigne France Loisirs quitte la Corse. (image d'illustration) - Pascal Pochard-Casabianca - AFP

Après une quinzaine d'années de présence en Corse, l'enseigne France Loisirs, en redressement judiciaire, va fermer ses boutiques d'Ajaccio et de Bastia. D'ici la fin de l'année, 36 points de vente sur les 187 du groupe seront fermés en France.

Le club de livres France Loisirs, qui a annoncé fin mars la suppression de 450 emplois sur 1.800, va quitter la Corse après "une quinzaine d'années de présence" en fermant les boutiques d'Ajaccio et Bastia, a indiqué la directrice commerciale du groupe.

La fermeture de ces deux boutiques fin avril, synonyme de quatre licenciements économiques dans l'île de Beauté, intervient dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi qui prévoit la fermeture de 36 points de vente en France, dont "la moitié en région parisienne". Au total le groupe compte 187 boutiques.

Une activité fortement concurrencée par Amazon 

"Le choix des boutiques qui ferment s'est fait avant tout sur des critères économiques", a indiqué Séverine Lasserre, directrice commerciale du groupe, soulignant notamment les loyers "très élevés" en région parisienne où se trouve la moitié des points de vente qui vont fermer, essentiellement dans des centres commerciaux. 

La société, filiale du groupe Actissia, a été placée en redressement judiciaire le 1er décembre 2017 à sa demande par le tribunal de commerce de Paris qui lui a alors octroyé une période d'observation de six mois, afin de poursuivre la recherche de partenaires ou de financements. Selon Séverine Lasserre, "l'arrivée d'un investisseur est en très bonne voie". 

Le groupe, fondé en 1970, propose notamment à ses adhérents une sélection de livres à prix réduits. Mais depuis quelques années il subit de plein fouet la crise du secteur de l'édition, et notamment la concurrence du géant américain Amazon. 

A.M. avec AFP