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Fifa: des grandes banques impliquées?

Le président Sepp Blatter, aspergé de faux billets par un comédien dénonçant la corruption

Le président Sepp Blatter, aspergé de faux billets par un comédien dénonçant la corruption - FABRICE COFFRINI / AFP

Le scandale de corruption à la Fifa va-t-il éclabousser HSBC, Credit Suisse, Deutsche Bank ou Barclays? Les autorités américaines enquêtent pour savoir si ces poids lourds de la finance ont suffisamment contrôlé les transactions concernées par cette affaire.

Les grandes banques mondiales ont-elles fermé les yeux sur certaines transactions suspectes? Pour la justice américaine, le doute est permis. Le procureur fédéral de Brooklyn et le régulateur des services financiers de New York, ont donc décidé d'étendre leurs investigations dans le cadre de leur enquête sur les dirigeants de la Fifa, accusés d'avoir reçu des pots de vin. Au total: 150 millions d'euros sur 25 ans.

6 établissements dans le viseur

Parmi les banques visées: Barclays, HSBC, Credit Suisse ou encore Deutsche Bank. La justice veut comprendre pourquoi les dispositifs d'alerte interne n'ont pas fonctionné. La loi américaine sur le blanchiment d'argent oblige les établissements à renforcer leur surveillance et à avertir les autorités régulièrement en cas de transferts d'argent liquide effectués par les non-Américains.

Jusqu'à maintenant, seule HSBC a accepté de réagir. La banque affiche sa bonne volonté via son porte-parole: "Nous continuons à examiner les allégations portant sur les inculpations contre certains responsables de la Fifa et d'autres pour nous assurer que nos services n'ont pas été utilisés à mauvais escient pour perpétrer des crimes financiers". 

Justice intransigeante

Les enquêtes sont encore à des stades préliminaires mais on connait l'intransigeance de la justice dans ce genre de scandales. Par le passé, les autorités américaines ont poussé les banques JPMorgan Chase et HSBC à fermer les comptes bancaires de diplomates ainsi et actuels hauts dirigeants non-américains considérés comme "politiquement sensibles".

D.B. avec AFP