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Et si Vivendi envisageait sa scission ?

Vivendi a perdu plus de 17% en bourse depuis le début de l'année (Photo : DR)

Vivendi a perdu plus de 17% en bourse depuis le début de l'année (Photo : DR) - -

Une réunion est à l’ordre du jour chez le groupe français, ce vendredi 22 juin. Aucune annonce n’est attendue mais le groupe subit la pression des investisseurs pour séparer ses différentes activités.

Réunion stratégique chez Vivendi ce vendredi 22 juin. Selon la direction, aucune annonce majeure n'est à attendre. Mais le groupe est actuellement en difficulté avec une chute importante en bourse (-17,5% depuis le début de l’année) et un endettement massif (17 milliards d’euros), les rumeurs de scission vont bon train.

Jean René Fourtou, le patron de Vivendi avait d’ailleurs promis aux actionnaires de mettre toute les options sur table, sans tabou. De leur côté, les investisseurs, qui rêvent d'une solution rapide et radicale, parlent de plus en plus d'un démantèlement.

Selon un analyste, toutes les branches de Vivendi subissent une décote de 20 à 30% à cause de la structure du groupe, ce que l’on appelle la décote de holding.

Vincent Bolloré, futur homme fort du groupe ?

Pour revaloriser l'ensemble des actifs, Vivendi pourrait envisager une scission avec, d'un côté, les telecoms (SFR, le brésilien GVT et Maroc Telecom) et, de l'autre, les médias (Canal+ et Universal). Des rumeurs évoquent aussi la vente d'Activision, la pépite de Vivendi dans les jeux vidéo.

Pour piloter ce démembrement : les investisseurs comptent sur un homme, Vincent Bolloré. Ce dernier est en passe de devenir l'un des plus importants actionnaires de Vivendi avec 4 et 5% du capital et devrait bientôt rejoindre le conseil de surveillance du groupe.

Simon Tenenbaum et BFMbusiness.com