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Denis Masseglia: "emmener les athlètes français à Sotchi coûtera 2 millions d'euros"

Denis Masseglia était l'invité d'Hewige Chevrillon ce mardi 4 février sur BFM Business.

Denis Masseglia était l'invité d'Hewige Chevrillon ce mardi 4 février sur BFM Business. - -

Le président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) a détaillé sur BFM Business ce 4 février les montants engagés pour les JO de Sotchi et les enjeux économiques d'une candidature française pour 2024.

116 athlètes français iront à Sotchi pour les Jeux Olympiques d'hiver organisés par la Russie, et quasiment autant de personnes pour l'encadrement technique et médical. "250 personnes pour une délégation olympique qu'on espère conquérante", explique Denis Masseglia, le président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), sur BFM Business ce mardi 4 février.

Il reste encore une inconnue: "voir si l'équipe de hockey se qualifie". En l'état actuel des choses, il en coûtera 2 millions d'euros à la France pour emmener tout ce petit monde en Russie. "Ce n'est pas énorme", estime le président du CNOSF.

La France versera également des primes à ses athlètes victorieux. "40.000 euros pour une médaille d'or, 25.000 pour l'argent, 15.000 pour le bronze", précise-t-il. Sachant que "ceux qui paient leurs impôts à l'étranger ne touchent plus la même prime depuis que ces récompenses sont devenues imposables en 2010". Ceux-là auront moins, reconnaît à demi-mots Denis Massiglia, sans préciser le montant exact.

Mais les résidences fiscales hors de France "ne concernent pas d'athlètes hivernaux, plutôt les athlètes estivaux comme les tennismen ou les footballeurs", souligne-t-il.

Discussions avec Air France pour du sponsoring

Aux Jeux Olympiques de Sotchi, le président du Comité National Olympique et Sportif Français aura aussi pour mission de représenter la France dans l'optique d'une éventuelle candidature en 2024. L'Hexagone a essuyé trois échecs en dix ans, pour 2008, 2012 et 2018.

La pente est difficile à remonter et les instances concernées ne veulent pas précipiter les choses, selon Denis Massiglia. La décision de candidater pour les Jeux Olympique d'été de 2024 ne sera pas prise avant l'été 2015. Une étude d'opportunité a été lancée. Une chose est sûre, si le pays se lance, "la France misera sur l'existant".

Les 35 milliards d'euros dépensés par la Russie pour ces Jeux, "c'est énorme, trois fois plus que ce que Londres a dépensé, et déjà on trouvait cela très cher. Mais cela correspond à la dimension d'un pays qui a les moyens de le faire", cela répond à son "ambition de faire de Sotchi la station leader du continent asiatique". La France n'a "pas du tout l'intention de proposer de telles sommes. Je ne serais pas reçu avec courtoisie si j'avançais de tels chiffres", reconnaît-il.

Celui qui reconnaît être en discussion avec Air France pour du sponsoring appelle en tout cas à "un élan de tout le monde économique" pour contrer les potentiels concurrents: "le comité olympique américain décidera prochainement, on peut penser qu'il y aura une ville sud-africaine et les traditionnelles candidatures de Doha, de Baku et probablement d'une ville asiatique".

N.G.